‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 300 sur 639 · De 3.000 1. par an en 1398 (Arch. nat., K. 56, n° i · texte numérisé non relu

De 3.000 1. par an en 1398 (Arch. nat., K. 56, n° i

6. Arch. nat., K. 553; (Arch. du Nord, B. 1969.) — Histoire de Bourgogne, t. IV, preuves, p. clxix. — « Par nécessité accorda lesdits choses », dit Jean de Saint-Gelays (Bibl. Nat., fr. 20176, fol. 160).

7. Monstrelet, t. V, p. 439. — Lettre d'attestation de Robert, commis par le duc à l'exercice des offices de châtelain de Saint-Omer et de garennier des cygnes du duc, déclarant que « furent délivrez environ cinquante cignes du duc a la venue de

Le samedi précédant la Saint-André (26 novembre), Charles épousa la demoiselle de Clèves ; le dimanche on célébra la cérémonie. C'était grande noblesse de voir les seigneurs mener leurs dames à l'église : le duc de Bourgogne y conduisit, par la main, sa nièce Marie, la duchesse d'Orléans, vêtue d'une riche robe traînante ; le duc d'Orléans, sa belle cousine, la duchesse de Bourgogne. Derrière eux se pressait une suite de seigneurs. L'archevêque de Narbonne chanta la grand'messe, suivie d'une magnifique procession de rois d'armes, de hérauts, de trompettes et de ménétriers, tous vêtus de cottes d'armes héraldiques. Les seigneurs anglais assistaient également à la cérémonie et, parmi eux, on remarquait le roi d'armes de la Jarretière d'Angleterre.

Après la messe on donna un dîner, servi bien abondamment de riches et divers mets ; après le dîner on alla voir i les joutes sur le marché : les dames en grand nombre se montrèrent aux fenêtres ; après souper, d'autres joutes encore se coururent sur de petits chevaux'.

Le mardi, le duc de Bourgogne célébra la fête de la Toii son d'or, que jadis il avait instituée à l'occasion de son i mariage avec Isabelle de Portugal, l'an 1430, en souvenir du 1 preux Jason considéré, à tort ou à raison % comme le modèle de toute chevalerie. Accompagné de ses frères de l'ordre, I tous vêtus de leurs manteaux et chaperons, et dont les 1 armes étaient peintes au-dessus de leur place, il entendit I vêpres au chœur de Saint Bertin \

i Monseigneur d'Orléans, qui venoit des prisons des Anglois, et avec ce aux noces { dudit Mons. d'Orléans qui, tantôt apprez, se maria a mademoiselle de Cleves ». Arch. du Nord, B 1973.

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