Monstrelet, t. V, p
6. Comptes communaux de Gand (août 1 440-1 441) fol. 327-329 [Communi-' cation de M. J. Nève]. — Le 30 novembre, Charles écrivit au roi d'Angleterre (Arch. nat.. K. 65, n° ys.)
dorés OÙ Gautier van Petit-Pont, orfèvre, grava également des lions. Peu de jours après Charles et Philippe prirent congé l'un de l'autre, renouvelant la promesse de s'entr aider à l'avenir \ A Gand, Charles d'Orléans paya encore à sir John Cornwall, la somme de 8.700 écus en acompte de sa rançon, dont le comte d'Angoulême demeurait l'otage ^
Dans la forte et belle cité de Tournai 3, demeurée si fidèle aux malheurs de la couronne de France, on pense si Charles fut encore le bienvenu +. De la part de la ville on lui présenta une queue de vin de Beaune, et du meilleur, une coupe dorée, venant de la trésorerie, dans laquelle on avait mis des écus d'or. Madame d'Orléans reçut aussi son poinçon de vin et sa coupe dorée. Mais ce que le duc d'Orléans n'eut pas, ce sont les 12.000 écus qu'il avait demandés aux habitants de Tournai en leur faisant part de sa délivrance. Les consaux s'en excusèrent sur la pauvreté de la ville et la misère des temps. Toutefois sa requête fut renvoyée à la délibération des Bannières qui finirent par lui accorder une aide de 2.000 1. 1.
Or, sur la route que suivait le duc d'Orléans, seigneurs des marches de France et Bourguignons étaient venus en grand nombre pour le voir et lui souhaiter la bienvenue. Charles d'Orléans en prit une partie à son service.
Des chevaliers bourguignons lui présentaient leurs enfants afin qu'il les retînt comme pages. Vingt-quatre compagnons du Boulonnais, bien en point, montés et habillés, formèrent d'abord sa garde du corps ^; dés son arrivée à Tournai,