De Quatrebarbes, Œuvres complètes du roi René, t. II
2. Stevenson, Wars of the English in France, t. I, p. 68 et suiv.
3. De Vendôme, Charles d'Orléans envoya Jean de Moucy à Rouen vers le duc d'York, qui lui adressa une mule et un mulet (British Muséum^ ms. 11 542, fol. 29).
Tours et l'on monta à cheval. Le cortège des seigneurs, conduits par le roi de Sicile, allait recevoir l'ambassade à un mille de la ville. Le 17, les ambassadeurs anglais étaient introduits aux Montils, en présence du roi, et présentaient la lettre de leur maître « à son très haut et très excellent prince, notre très cher oncle de France » ; sous la conduite de Charles d'Orléans ils étaient présentés à la reine, à la dauphine d'Ecosse et aux seigneurs de France.
L'arrivée des ambassadeurs fut le signal de fêtes brillantes, où les archers de Suffolk perdirent le prix d'un concours à l'arc contrs les gardes écossais du roi de France. Le i^"" mai la reine, la dauphine et une suite nombreuse chevauchèrent parmi les champs pour cueillir le mai avec leurs galants, chevaliers et écuyers, au nombre de trois cents. Le lendemain se présentait le duc de Bourgogne, suivi de deux cents chevaux. Le 4, arrivaient d'Angers la reine de Sicile et sa fille Marguerite, qui se logèrent en l'abbaye de Beaumont. Le lendemain les Anglais allaient leur faire visite : Suffolk fut charmé de la bonne grâce de Marguerite, alors âgée de quinze ans, qu'il avait charge de mener épouser au roi Henry. Et René d'Anjou obtenait, par le traité du 22 mai, la restitution de son comté du Maine ; il concluait avec les Anglais une trêve de vingt mois. Le 24 avaient lieu, par procuration, les fiançailles de sa fille avec le roi anglais, en l'église de Saint- Martin. On pense si le festin servi à Saint-Julien en l'honneur de la petite reine fut brillant : aux entremets parurent deux géants maniant de grands arbres dans leurs bras, et deux chameaux portant entre leurs bosses des tours où des i gens armés simulèrent un combat ; quant à la danse elle se prolongea fort avant dans la nuit'.
En ce qui concernait la paix générale entre les deux