Jacques de Lalaing, p
Guillaume Cousinot lui avait autrefois adressé, ce saint homme écrivit le programme du bal où il dansa dans une basse danse bourguignonne. Il nota les pas exécutés par la reine de Sicile, madame de Calabre, la dauphine Marguerite d'Ecosse et une dame de Façon ; les danseurs étaient Charles, duc de Bourbon, et Farlet'.
Il n'est si bonne fête qui ne doive cesser. Bientôt des difficultés assez graves s'élevaient entre le duc de Bourgogne et le roi de France : Isabelle de Bourgogne, accompagnée d'Adolf de Clèves, était venue pour les pacifier. Puis la mort subite de la dauphine Marguerite survenait au milieu des divisions, des soupçons et de faux rapports.
Ainsi ces belles fêtes finirent dans la discorde et le deuil (août 1445 0-
Le duc Charles était déjà sur le chemin du retour. Le 25 juin, il comparaissait à Paris devant maîtres Jean Quignon et Jean Lemaire, clercs notaires au Châtelet, où il réglait avec sa sœur Marguerite d'Etampes la succession de Louis d'Orléans, leur père, celle de leur frère Philippe de Vertus; le 29, il se mettait d'accord sur la même question avec son frère Jean d'Angoulême ^ Le 28 juillet Charles était à Orléans Sur la fin de l'année il allait se reposer à Blois^ Sans doute il n'aimait pas ces fêtes où brillaient les jeunes gens.
Mais bientôt il repartait encore trouver Philippe le Bon, dont le difi'érend avec le roi Charles venait d'être à grand'peine apaisé ^ Le li décembre 1445 le duc d'Orléans l'avait
1. Bibl. Nat., ms. fr. 10297 fol. liminaire; Vallel de Viriville, Chronique de la Piicelle, p. 100. — La dame de Façon et Farlet n'ont pu être identifiés.
2. De Beaucourt, t. IV, 94, 97. — La cour résidait à Châlons depuis le mois de mai*