‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 345 sur 639 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

de Filippo afin d'obtenir leur départ ; puis le peuple jetait à terre le Castello et la Rocca. Mais les Milanais entendaient aussi imposer leur hégémonie aux autres villes des états des Visconti.

Ceux de Pavie ne la voulurent pas accepter. Ainsi les Milanais furent amenés à se jeter dans la gueule du loup. Désirant soumettre Pavie, ils prirent Sforza pour capitaine, aux mêmes conditions que Filippo, et lui demandèrent d'assiéger la cité rivale. Sforza se faisait comte de Pavie'. On pense si cette nouvelle surprit désagréablement les Milanais.

Il était bien temps pour eux maintenant d'envoyer les magistrats à son camp dire qu'il leur paraissait plus utile de s'accorder avec leurs voisins. Ils offraient la paix aux Vénitiens qui rirent d'eux. Et pendant ce temps l'héritage des Visconti s'en fut par lambeaux. Lionel d'Esté s'efforçait de prendre Parme ; les Génois avaient passé l'Apennin ; le duc de Savoie envoyait des gens d'armes pour réduire Novare, Pavie et Alexandrie ^ Sur ces entrefaites Regnault de Dresnay était entré en armes dans Asti, au nom du roi Charles VII, et y avait proclamé le droit héréditaire de Charles d'Orléans sur le Milanais.

Si l'autorité du capitaine était petite (son armée comptait seulement 2.000 cavaliers), l'intervention de Regnault n'en demeurait pas moins un événement considérable : le nom royal de France était alors vénéré en Lombardie et fort agréable au parti guelfe.

L'armée française envahissait maintenant le comté d'Alexandrie et saccageait Sèze. Dans toute cette région, soit par peur, soit par faveur, sous les efforts du parti guelfe, les forteresses se donnèrent sans difficulté aux Fran-

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