Poésies, p. 259. — 4. P. 310. — 5. P
Quant oyez prescher le regnart, Pensez de voz oyes garder Sans a son parler regarder :
Car, souvent, scet servir de l'art, Contrefaisant le papelart Qui scet ses paroUes farder.
Les faiz de Dieu je mets à part, Ne je ne les vueil retarder, Ne contre le monde darder :
Chascun garde son estandart !
Enfin il n'est guère possible de ne pas voir quelque ironie j dans les pièces où les amoureux sont assimilés aux religieux I de l'Observance dont Charles entendait les sermons ' ; image : que les artistes du xviii^ siècle retrouveront avec leurs pèlerins et pèlerines de l'amour:
On parle de religion Qui est d'estroicte observance...
Entre tous, j'ai compassion Des amoureux de l'observance.
Et la vie que l'on mène à Blois demeure très proche de la nature. En parcourant les comptes mensuels qui nous j. font connaître le détail des occupations et des plaisirs de I Charles d'Orléans, en lisant la suite de ces délicieuses pièces qui, avec tant de gentille nonchalance, décrivent le repos qu'il goûta « en ses pays », il semble que l'on ait sous les yeux les pages du calendrier d'un de nos merveilleux livres d'heures où l'enlumineur aurait peint, de franches et douces couleurs, les occupations des jours ou le tableau des âges de la vie.
Dans cette existence rustique et simple, Charles d'Orléans demeurait attentif aux choses de la nature, au spectacle