Poésies, p. 236. — 4. P
Quant à sa gibecière qu'il dit « ouvrée de passetemps », nous savons qu'elle était noire et garnie de fer doré, de la confection de Jean Lessayeur, orfèvre
Cependant Charles d'Orléans usera parfois d'images empruntées à la chasse :
Quant je fus pris ou pavillon
De ma dame très gente et belles..
Il représentait son cœur comme l'oiseau que l'on maintient au repos 3 :
Mon cueur plus ne volera ; Il est enchaperonné.
Il se disait encore chassant aux sangliers dans la forêt de sa Pensée et lâchant ses lévriers^ :
Ainsi que chassoye aux sangliers.
Mon cueur chassoit après Dangiers En la forest de ma Pensée ; Dont rencontra grant assemblée.
Trespassans par divers sentiers, Deux ou trois sortirent premiers, Comme fors, orgueilleux et fiers :
N'estoice pas chose esfroyée ?
Lors mon cueur lascha sus lévriers.
Lesquels sont nommés Desiriers ; Puis Espérance, l'asseurée, L'espieu ou poing, sainte l'espée.
Vint pour combatre voulentiers.
Ces lévriers, Charles d'Orléans devait les aimer, car plusieurs personnes lui en firent don : Floquet, le bailli
j d'Evreux5, le duc de Bretagne ^ Mgr d'Étampes 7, M. de la