‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 409 sur 639 · Poésies, p. 236. — 4. P · texte numérisé non relu

Poésies, p. 236. — 4. P

Quant à sa gibecière qu'il dit « ouvrée de passetemps », nous savons qu'elle était noire et garnie de fer doré, de la confection de Jean Lessayeur, orfèvre

Cependant Charles d'Orléans usera parfois d'images empruntées à la chasse :

Quant je fus pris ou pavillon

De ma dame très gente et belles..

Il représentait son cœur comme l'oiseau que l'on maintient au repos 3 :

Mon cueur plus ne volera ; Il est enchaperonné.

Il se disait encore chassant aux sangliers dans la forêt de sa Pensée et lâchant ses lévriers^ :

Ainsi que chassoye aux sangliers.

Mon cueur chassoit après Dangiers En la forest de ma Pensée ; Dont rencontra grant assemblée.

Trespassans par divers sentiers, Deux ou trois sortirent premiers, Comme fors, orgueilleux et fiers :

N'estoice pas chose esfroyée ?

Lors mon cueur lascha sus lévriers.

Lesquels sont nommés Desiriers ; Puis Espérance, l'asseurée, L'espieu ou poing, sainte l'espée.

Vint pour combatre voulentiers.

Ces lévriers, Charles d'Orléans devait les aimer, car plusieurs personnes lui en firent don : Floquet, le bailli

j d'Evreux5, le duc de Bretagne ^ Mgr d'Étampes 7, M. de la

Page 1