‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 410 sur 639 · Bibl. Nat., P. orig., 2160, no · texte numérisé non relu

Bibl. Nat., P. orig., 2160, no

Trémoille ' : ils portaient à leurs colliers des écussons de laiton à ses armes ^ Le duc d'Orléans avait encore deux épagneuls, Briquet et Dyamant, que tondait le barbier du commun, Jean Gontier dit la Hire^. Charles philosopha sur la vieillesse de Briquet, qui chassait si bien ^ :

Près la, Briquet aux pendantes oreilles ! Tu sces que c'est de deduict de gibier : Au derrenier tu auras ton loyer, Et puis seras viande pour corneilles.

Tu ne fais pas miracles, mais merveilles, Et as aide pour te bien enseigner...

A toute heure diligemment traveilles.

Et en chasse vaulx autant qu'un limier ; Tu amaines, au tiltre de lévrier, Toutes bestes, et noires, et vermeilles : Près la. Briquet aux pendantes oreilles !

Charles d'Orléans contemplait avec mélancolie ce bon chien, remplacé dans sa vieillesse par le jeune Baude > :

Laissez Baude buissoner :

Le vieil Briquet se repose.

Désormais travailler n'ose,

Abayer ne mot sonner.

On lui doit bien pardonner :

Ung vieillart peut pou de chose !

Les saisons ramenaient enfin le cycle des fêtes. D'abord la Noël où l'on chante les cantiques. Charles d'Orléans a composé l'un d'eux, qu'il nomma Carole, à la manière anglaise ^ :

Laudes deo sint atque gloria Hoc tempore pro cordis gaudio.

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