Ibid., t. III. Voir la note p
4. 1400- 1402 (Chaucerian and other pièces, éd. W. Skeat, p. 266.)
i (( en Février, lorsque la lune gelée et pleine de l'ardente
lumière de Phébus » ramenait la fête du saint, chaque oiseau, j dans cette nuit fortunée, pour dissiper toute tristesse, choisis- ! sait sa compagne. Dans le matin gris, le poète avait entendu ! monter le chant joyeux de l'alouette : «Eveillez-vous, amou- ! reux, de votre sommeil, en ce matin joyeux! Venez dans
toute la hâte que vous pourrez : il y a quelque observance I en ce jour pour renouveler le choix de votre cœur! » I Depuis le retour de Charles en France nous possédons j une suite de ces pièces qui nous révèlent ses sentiments j et marquent la chronologie du « livre de Pensée ». La pre- I mière que nous possédions est datée de l'an 1444, car Charles
y rima à Tours en présence du roi René. Le duc d'Orléans
s'y montrait déjà découragé ' :
A ce jour de Saint Valentiii
Que chascun doit choisir son per,
Amours, demourray-je non per.
Sans partir a vostre butin ?
A mon reveiller, au matin.
Je n'ai cessé de penser
A ce jour de Saint Valentin...
Mais Nonchaloir, mon medicin,
M'est venu le pousse taster.
Qui m'a conseillié reposer
Et rendormir sur mon coussin...
Il n'était guère plus entreprenant à la Saint- Valentin qui tomba le jour des Cendres ^ (1453) ; à celle qui lui succéda, il s'estimait trop vieux « pour à l'escoUe aller » 3 ; la suivante est datée de Bourges 4 et le duc déclarait qu'il lui vaudrait