I. Poi'sies, p, 244. — 2. P. 265, 266. — 3. P
4. Poésies, p. 339. — Ce doit être l'année 1456 où Charles d'Orléans se rendit à Bois-sire-Amé près de Bourges, afin de solliciter Charles VII en faveur du dauphin
iLouis (Chastellain, t. III, p. 163.)
mieux en chambre nattée « dormir, sans lever sy matin ». Plus tard encore (à la Saint-Valentin qui tomba quand « beau Karesme » s'en va Charles d'Orléans prenait Pensée pour son « butin » ; mais aussi il convoquait avec allégresse ses confrères en poésie :
A ce jour de Saint Valentin, Venez avant, nouveaux faiseurs :
Faictes, de plaisirs ou douleurs, Rymes en françoys ou latin.
Ne dormez pas trop au matin :
Pensez a garder voz honneurs !
La Saint-Valentin qui suivit, Charles choisit pour « per » madame d'Angouléme (Marguerite de Rohan), la femme de son frère et forma un souhait gaulois^ :
A ce jour de Saint Valentin, Puisque estes mon per ceste année, De bien heureuse destinée Puissions-nous partir le butin :
Menez a beau frère hutin Tant qu'ayez la pense levée.
Je dors tousjours sur mon coissin Et ne fois chose qui agrée...
Plus tard encore il trouvera cette jolie image':
Est ce tout ce que m'apportez A vostre jour, Saint Valentin ?...
Nulle rien ne me rapportez Fors hona dies en latin.
Vieille relique en viel satin :
De tels presens vous déportez ! '
Quant à la dernière Saint-Valentin que le duc célébra.; c'est celle de l'an 14584: