I. Poésies, p. 357. — 2. P. 360. — 3. P
4. Pâques tomba en eftet le 2 avril, l'an 1458, et le mardi-gras, le 14 février.
La VIÈ A BLÔlS
Qu'esce la qui vient si matin ?
Se suis-je. — Vous, Saint Valentin !
Qui vous amaine maintenant Ce jour de Karesme prenant ?
Venez vous départir butin ?
A présent nulluy ne demande, Fors bon vin et bonne viande 1.
Le carême était précédé par le Carnaval ou Mardi-gras que l'on nommait alors Carême Prenant ^ Ce jour-là des dons étaient faits aux serviteurs de Charles d'Orléans, et les plus jeunes parmi les pages dansaient ^ Monseigneur de Beaujeu, qui avait quatorze ans en 1455, menait le branle ' et paraissait en jaquette ornée d'or clinquant Quant aux I chantres de la chapelle du duc, ils soupaient ensemble et faisaient bonne chère \
Mai amenait une autre fête rustique.
Jadis, Charles d'Orléans avait évoqué dans sa jeunesse les cortèges et les momeries dont mai était l'occasion ^ Car si les paysans enrubannaient l'arbre de mai et formaient autour de lui des danses champêtres, gentilshommes et dames gentilles chevauchaient aussi en la forêt pour cueillir les branches du feuillage symbolique Mais rhaintenant, quand Charles entendait les tambourins qui appelaient à la fête, il ne pensait plus qu'à se rendormir*^ :
I I. Poésies, p. 382.
j 2. Sur le Carême Prenant, voir P. Lacroix, Instituh'oiis (ww^ siècle, p. 457).
I 3. Bibl. Nat., P. orig., 1251, Fricon, 16.
I 4. De Laborde, t. III, no 6771.
i ). Bibl. Nat., P. orig., 2159, no 662.
I 6. Poésies, p. 143.
I 7. Voir le fac-similé des Très Ricbes Heures du Musée Condé. — Une descripjion très complète d'une fête de mai, où les galants se rendirent à Beauté-sur- ^arue, a été donnée par Eustache Deschamps (Œuvres, éd. G. Raynaud, t. II, ). 203-214).