Arch. nat., Qj 462. i
La vie a blois
Riens ne valent ses mirlifiques Et ses menues oberliques !
D'où venez vous petit mercier ?
Gueres ne vault vostre mestier.
Chier les tenez comme reliques :
Les voulez vous mectre en croniques ?
Vous n'y gagnerez ja denier...
En plusieurs lieux sont trop publiques.
Et pour ce, sans faire répliques, Desployez tout vostre pannier Affin qu'on y puisse cerchier Quelques bagues plus auctentiques t !
Mais un duc, homme d'esprit, n'accable pas un porteballe sans lui prêter une bonne réponse^ :
Petit mercier, petit pannier.
Pourtant, se je n'ay marchandise Qui soit du tout a vostre guise, Ne blasmez pour ce mon mestier.
Je gangue denier a denier :
C'est loings du trésor de Venise...
Et, tandiz qu'il est jour ouvrier.
Le temps pers quant a vous devise.
Je voys parfaire mon emprise Et parmi les rues crier :
Petit mercier, petit pannier !
D'un mercier du dehors, qui avait déballé sa marchandise au château, le duc achetait trois tablettes à écrire, une paire de ciseaux, un fouet, deux images de saint Jacques, une écritoire de corne '. Un mercier de Bourges lui vendait des cordes pour son harpeur+, des peignes d'ivoire un mar-