‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 449 sur 639 · Olivier de La Marche, t. II, p · texte numérisé non relu

Olivier de La Marche, t. II, p

LE SÉJOUR d'honneur 461

Mais dès qu'il sut les projets de son cousin de Bourgogne, le roi Charles se contenta de dire qu'il était « bien content que Monseigneur de Bourgogne entreprît en personne le voyage pour la défense du nom de Jésus-Christ et de la sainte foi chrétienne » Le duc Philippe parcourait ses états, recueillant péniblement les subsides de sa croisade. Au mois de décembre 1454, il adressait au roi une nouvelle ambassade pour lui exposer ses projets et obtenir l'autorisation de lever, sur les terres qu'il tenait dans son royaume, certaine quantité de gens et les aides nécessaires ; pendant son absence il lui demandait aussi de prendre en sa garde son fils, le comte de Charolais, et ses propres seigneuries \ Le roi de France promit la réponse honorable que méritait une affaire « de grand poids ».

Mais, pour qu'il ne l'ajournât pas éternellement, une conférence fut tenue à La Charité entre Charles d'Orléans et le chancelier de Bourgogne (9-1 1 février 1455) : on I examina longuement ce qu'il y avait à faire pour aboutir à I un prompt résultat. On décida que le duc Charles irait I trouver le roi et solliciterait l'envoi d'une ambassade au duc 1 bourguignon avant la mi-carême K Ainsi Charles d'Orléans j se rendit à Mehun-sur-Yèvre auprès du roi, et le conseil I assemblé délibéra sur la matière. Le roi se déclarait conj tent d'accorder au duc ce qu'il demandait, pour une œuvre I si digne, dont l'honneur devait rejaillir sur la maison de I France dont Philippe descendait; mais en même temps le roi ! Charles faisait valoir comment le saint voyage ayant été i arrêté au conseil de l'Empire, à Francfort, il était à craindre jque l'on ne vît là une soumission du roi à une délibération

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