‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 460 sur 639 · Arch. Nat., KK. 272, fol · texte numérisé non relu

Arch. Nat., KK. 272, fol

, 7. De Laborde, t. III, n° 6953.

j 8. De Laborde, Glossaire français du Moyen-Age, ad. v. Pierre d'aigle. 9. Bibl. Nat., ms. fr. 26086, p. 7351.

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lême) ; d'ambre gris ; de pierres étranges avec serpentine ; de cassidoine (données au roi de Sicile et à Jean d'Angoulême'); à pièces de cyprès; de jais noir ; de jaspe, à fleurs d'or; de cristal, à signets de cornaline (données à Madame d'Etampes et à Madame de Fontevrault) ; en serpentine verte d'Allemagne ; en verre violet ; en sitrin ; en guy de chêne ; en écaille de perles ; en ambre jaune ; en larmes de Job ; en verre émaillé; en lin ; en façon de noix. Elles étaient terminées par des boutons de fil d'or, des houppes, par les images de sainte Véronique et de saint Pierre ; par des pommes d'argent à mettre du musc et celles-là, plus encore que les oraisons, parfumaient le dévot récitant. Une de ces patenôtres était même faite entièrement de musc, « de dix pièces esquelles y a deux anneaux d'or aux deux boutz... en l'ung desquelz y a une serpentine et une crapaudine qui tourne, et en l'autre une pierre estrange )).^

Cette patenôtre odoriférante était donc propre à combattre les effets du poison. Car on accordait un tel pouvoir au serpent, au crapaud et à la licorne ^ Or, après son retour d'Angleterre, Charles s'imagina, disait-on, persécuté par certains seigneurs de France ; et depuis sa descente en Italie, où il était allé revendiquer l'héritage des Visconti, le duc d'Orléans croyait que les Lombards devaient l'empoisonner. Nicolas d'Asti avait alors copié pour lui, précisément à la suite d'une généalogie de la maison des Visconti, le traité des Poisons de Pietro di Habano (ms. lat. 1 1230). Charles portait donc sur son gros anneau d'or une serpentine, d'autres à ses

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