‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 464 sur 639 · De Laborde, t. III, n · texte numérisé non relu

De Laborde, t. III, n

5. De Laborde, III, n° 581 3 (réparations faites en 1397 à la harpe de Valentine). En 1399 1^ question de sa « belle harpe » (Ibid., III, n"' 5917). — En 1413 Jehan Petit Gay se dit son harpeur et valet de chambre (Ibid., III, n» 6226). Le 3 novembre 1455, Michau Boudet fournissait au duc 3 douzaines de cordes de harpe (B. N., P. orig., 440). Il est question dans le compte de 1456 d' «ung estuy

Vilot, son secrétaire, lui présenta, à sa grande joie, « une très belle harpe' ». Frère Maubruny réparait et habillait un peu plus tard son psaltérion brisé \

Le fait n'est pas pour nous surprendre. De sa captivité d'Angleterre, Charles d'Orléans avait rapporté « plusieurs chansons notées » ^ ; et, sur le rHànuscrit original de ses poésies, nul doute qu'il n'ait fait réserver la place destinée à la musique^. Un vieux troubadour l'avait déclaré : la strophe sans la musique est un moulin sans eau. Pour Eustache Deschamps, la versification dépendait de la musique ^ ; le maître incontesté des lyriques, Guillaume de Machaut, était aussi estimé comme compositeur de motets que comme poète. Mais il demeure bien improbable que le projet du duc j ait été jamais réalisé^. Encore ne devrait-il s'entendre que de quelques-unes des premières compositions du poète. La mode avait changé. Et d'ailleurs qu'est-ce que la musique aurait pu ajouter à ces charmantes pièces, déjà si chantantes en elles-mêmes?

Ce dont on ne saurait douter, c'est que la musique le charmait, la sienne comme celle d'autrui. Jean de Jondoigne porta le titre de hàrpeur de Monseigneur Qiiant à son tambourineur, il se nommait Pierre Fleury ^

de harpe de cordouen noir pour mondit seigneur xxx s. t. et pour deux tiers d'aulne de blanchet pour doubler ledit estuy viij s. iiij d. t. ))(Arch. Nat., KK. 271).

1. Bibl. Nat., P. orig., 3022, Vilot 23 (Charles lui donna 12 livres); Cartitlaircï de Blois, p. 371.

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