Ibid., p. 5 1 et suiv
LËS LOISIRS 495
laume Durand, le Rational ; la Somme le Roi ; la Somme Raymond ; la Somme des vices et des vertus ; la Somme des cas de conscience de Raymond de Penafort ; la Somme des vices de Guillaume de Brosse ; le Commentaire sur le Cantique des cantiques par Gerson.
Parmi les ouvrages mystiques, nous rencontrons : l'Horloge de Sapience, les Prophéties de Joachim de Flore et la Voie de Notre-Seigneur, les Méditations sur les bienfaits de Dieu. Parmi les vies de saints : les Vies des Pères, trois exem- I plaires de la Légende Dorée, les vies de saint Brendan, de j saint Alban, de saint Firmin, de saint Second, de saint Martin, de Notre-Dame, et la légende des trois Maries de Jean deVenette. Parmi les ouvrages de piété : divers Bréviaires, j des Cantiques, des Heures, des Missels et des Ordinaires ; I les Offices de sainte Clotilde, de saint Gabriel, du Saint- 1 Sacrement et de la Sainte-Chapelle ; le Livre de confession, j leDonat de Dévotion et divers recueils d'Oraisons, quelquesuns autographes.
Le droit était représenté par les deux ouvrages commentés dans les écoles, les Décrétales (en français) et les Institutes. Parmi les livres de philosophie on compte cinq exemplaires i d'Aristote (deux exemplaires des Éthiques et des Politiques de la traduction d'Oresme ; les Problèmes de la translation I d'Evrard de Conty ; le Livre des Secrets ; la Logique). I Parmi les encyclopédies, le Trésor de Brunet Latin en fran- Içais ; trois exemplaires du Propriétaire des choses par j Barthélémy de Glanville dit l'Anglais (deux exemplaires en (français de la traduction de Corbechon, un exemplaire en j latin) ' ; trois exemplaires de l'Information des princes de
I. Sur cet ouvrage, cf. la notice de M. Delisle dans l'Histoire littéraire, 1888, t. XXX.
Gilles de Rome ; l'Archiloge Sophie et le Livre de bonnes mœurs par Jacques Legrant.
Les sciences étaient représentées par une Physique, une Géométrie, le Livre d'Astronomie, un Canon d'Astrologie, le Livre du Ciel et du Monde, une Disposition du temps.
Parmi les livres de médecine, un Gallien, le Tacuinum Sanitatis, le Régime de Médecine, un autre livre de Médecine, une Tour de Grant Richesse, un Bernard de Gordon \ le poème de Simon de Couvin ^ sur la peste de 1348, le traité de Pietro di Habano sur les poisons.
La littérature latine était assez abondante. On rencontrait d'abord dans la librairie les ouvrages élémentaires sur la grammaire : le traité d'^Llius Donatus, de octo partibus orationis fie Donat), avec un petit traité de syntaxe de regimine ; le doctrinal d'Alexandre de Villedieu 3 ; le Catholicon, sorte de dictionnaire latin-français ; le grand Caton en latin et deux exemplaire du petit Caton (le Catonet) 4.
Cicéron est représenté par les Tusculanes, le de Senectute, le de Officiis et les Paradoxes ; Sénèque, par les Déclamations, les Épîtres et les Remèdes. On comptait, parmi les poètes, trois exemplaires de Virgile, Horace, Juvénal, les Fables d'Ésope. On remarquait trois exemplaires deTérence. Le texte d'Ovide, par contre, n'est représenté que par la traduction française en rimes \
Comme historiens, la librairie possédait le Tite-Live en
1. Sur ce personnage, cf. la notice de Littré dans l'Histoire littéraire, t. XXV,
2. Cf. Littré dans la Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, 1842, II, p. 201-243.
3. Cf. Thurot, De Alexaiidri de Villa Dei Doctrinali ejusqtie fortiina. Paris, 1850.
4. Ce sont les Disticha de morihiis ad filium. On les attribuait à Caton le Censeur, à Caton d'Utique, et parfois à un maître du nom de Tullius. Dès le xii^ s. il en exista des versions en vers français.
5. Cf. G. Paris, Les anciennes versions françaises de l'art d'aimer, dans les Comptes rendus de l'Acadcmie des Inscriptions, 1 884-1 885.
français de la translation de Pierre de Bersuire ; Salluste, Catilina et Jugurtha en latin ; une compilation française, le Fait des Romains, mise sous les noms d'Isidore, de Suétone et de Lucain ' ; les épîtres latines de Sidoine. Nommons encore Valère-Maxime, en latin, et sa traduction en français j de Simon de Hesdin ; deux exemplaires de Végèce, la « Chei Valérie», translatée par Jean deMeung; Macrobe, en latin, et le traité de Solin sur les Merveilles, en latin.
Parmi les livres en français nous rencontrons d'abord I quelques romans antiques : l'Histoire d'Alexandre % celle de j César, la Bataille et la destruction de Troie 3. Parmi les I romans d'aventure, le Méliador dejean Froissart, Cléomades et l'Histoire de Prudence et de Mélibée.
Une suite de romans de la Table ronde : Arthur et le Saint-Graal, Gyron le Courtois, Lancelot du Lac et Perceval.
Parmi les compositions satiriques, allégoriques et morales, il faut d'abord nommer le Roman de la Rose, cette bible de toute poésie ; la Consolation de Boèce (dont la librairie comptait quatre exemplaires en latin, deux expositions et un exemplaire en français) ; les Métamorphoses d'Ovide en français ; les Echecs Moralisés de Jean de Vignay ; l'Apparition de Jean de Meung par Honoré Bonet (deux exemplaires) ; de Christine de Pisan, le livre de Prudence, de Police, le Chemin de longue étude, les Epîtres sur le Roman de la Rose, l'Épître d'Othéa à Hector ; le livre des Questions d'amours ; j l'Estrille Fauveau ; le Miroir aux dames de Durand de Cham- I pagne ; Carité et Miserere du Reclus de Moiliens ; les trois Pèlerinages de Guillaume de Deguilleville ; le livre du Pèle-