‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 519 sur 639 · Ihid., p · texte numérisé non relu

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Vers ce temps-là, Jean d'Alençon consulta M'-' Michel Bars, astrologue, qui calcula sa « nativité », afin de savoir pourquoi la fortune lui avait été si contraire : l'astrologue lui procura aussi de la poudre de serpent séché (une poudre merveilleuse qu'il faisait passer à la reine), un écusson d'or figuré d'un lion et d'un soleil, par lequel on conjurait le haut mal et la pierre, et qui servait encore à se rendre agréable à toute personne \ Jean cherchait aussi l'herbe martagon, « souveraine pour être en la grâce des dames » \ Car, bien qu'il se crût ensorcelé et incapable de jouir de la compagnie de Madame sa femme, il désirait posséder toutes les autres sans qu'elles le pussent contredire. En fait, il avait eu compagnie de beaucoup 5 et Jean Servien lui avait livré sa fille « pour en faire son plaisir » 4. Enfin Jean écrivait ballades et chansons (qui ne devaient guère être intelligibles à en juger par le rondeau qu'il adressa au duc Charles) s un certain « livre de la beste », qu'un de ses serviteurs définit « ung livre de farses et moralitez que ledit seigneur avoit commencé à faire » ^\ On retrouve le duc d'Alençon à la cour de Bourgogne en 1454' ; il faisait dire aux Anglais de Calais, par Thomas Gillet, prêtre, qu'ils devraient bien descendre en France ^ En ce temps, il pensait aussi à marier sa fille avec le fils du duc d'York 9 et lui demandait de l'argent Puis on rencontre le duc d'Alençon à Paris où il déposait,

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