toutes oppinions
2. Bibl. nat., fr. 5943, fol. 34. Arrêt recueilli par Jean Chartier, t. III, p. 91-111 et par Cliastellain, t. III, p. 478-487. Cf. Clairambault, Titres scellés, 221, fol. 99. — C'est ce moment précis que représente la miniature de Fouquet (cf. Paul Durrieu, Le Boccace de Munich, étude historique et critique et explication détaillce des planches, Munich 1909, in-fol.)
LE PROCÈS DU DUC d'aLENÇON 549
prendrai en gré la mort ». De grosses larmes lui sortaient des yeux.
Quelle merveille c'était de voir un si haut seigneur, issu des princes de la fleur de lys, encourir une sentence de mort. « O povre duc, s'écriait un témoin, povre haut maleureux homme ! Et où t'a elle mené maintenant celle sauvage Fortune ? Et où te ont mené tes povres légieretés vicieuses, auxquelles tu t'es ployé jeusne et par lesquelles, attaintes en toy et réprouvées, tu te vois en ceste calamité, si très confuse et scandaleuse yssue de jour, comme de te sçavoir estre privé de toute dignité paternelle, de toute possession et seigneurerie, et condempné à honteuse mort, en publique confusion de tes parents ' ! »
En fait, tandis que Jean d'Alençon était conduit à Loches % trois autres victimes de son procès demeuraient. L'une, pour la grande humiliation des Bourguignons ^ était le duc Philippe qui l'avait fait chevalier de la Toison d'or, cet ordre si suspect au roi de France ^ ; l'autre, le dauphin dont la place était demeurée vide près du trône royal ^ ; la dernière, le duc d'Orléans, qui semble, assez vainement, avoir parlé pour son parent.
Car le personnage qui remporta à Vendôme un succès relatif, celui qui sauva la vie à ce pitoyable duc d'Alençon,