‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 538 sur 639 · Ibid., t. IV, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. IV, p

ment et, sur le faîte de la porte Bannier, les enfants de chœur chantèrent au son des orgues portatives \

Ce jour-là aussi fut signée la promesse du mariage de Pierre de Bourbon (Beaujeu), que le duc avait si longtemps considéré comme son enfant, avec sa fille Marie \ Cela, le roi Louis l'ignora sans doute, ou peut-être ne l'approuva pas ; du moins son nom ne figure point parmi les signatures des témoins ; et nous savons que, par la suite, il « pratiqua » grandement afin que Charles d'Orléans donnât sa fille à son frère de Berry. Ainsi le roi Louis pensait avoir un jour le duché d'Orléans et les droits attachés à l'héritage milanais 3.

Ce fut à l'occasion de cette cérémonie que Mademoiselle donna un banquet dont nous avons conservé « les nobles ordonnances », rédigées en son nom par un rimeur contemporain ^. Il y eut, comme il convient, des entremets en rapport avec les armes ou le caractère des témoins. Ainsi Monseigneur d'Orléans :

Prince pourveu de sens et de noblesse, Supplantateur du serpent orguilleux,

reçut un horrible serpent faisant allusion à la guivre qui figurait dans l'écu des princes de Milan. Le « très puissant duc de Bourbonnois » :

En qui les François ont fiance Plus qu'en Hector le Trojanois,

1. Arch. com. d'Orléans, CC. 558. — Lottin, Recherches historiques sur la ville d'Orléans, t. I, p. 317 (Corrigez 1460).

Page 1