Olivier de la Marche, Mémoires, t. II, p
4. G. T., XIII, et la ballade : Le tnien seigneur et prince redouhté.
bon, en sollicita gracieusement un autre ^ Et, sans doute, il gagna Broussillon en Dauphiné que possédait alors la maison de Bourbons Quelle route le ramena dans les états du duc Charles? Quel méfait le fit emprisonner à Orléans 3? Nous l'ignorons encore.
L'entrée de la petite Marie dans Orléans (17 juillet 1460) amena la délivrance des prisonniers détenus dans cette ville et sauva la vie au poète 4. François Villon put donc de nouveau se rendre à Blois.
A l'occasion de sa délivrance il fit l'éloge de l'enfant. Il la disait envoyée des cieux, digne rejeton du noble lys, la fontaine de pitié et de grâce, conçue comme Marie « hors le péché originel ». Pour cela, M^ François Villon n'oubliait pas Charles d'Orléans :
Du doulx seigneur première et seule Fille, de son cler sang extraicte, Du dextre costé Clovis traicte.
Il la déclarait encore :
Es nobles flans César conceue.
Les princes ont coutume de se souhaiter un hoir mâle; telle n'était pas en la circonstance la pensée de Villon :
Aucunes gens, qui bien peu sentent, Nourris en simplesse et confis.
Contre le vouloir Dieu attentent, Par ignorance desconfis, Desirans que feussiez ung fils ;
1. Gniiit Testaiiieul, v. 101-2 ; Requeste à Mons. de Bourbon.
2. Dans son testament du 4 décembre 1456, le duc de Bourbon légua cette terre à son bâtard Louis (Arch. Nat., P. 1370', cote 1880).
3. Le Petit Me Robert doit sans doute être identifié avec Me Pierre Robert, exécuteur de la haute justice de Monseigneur le duc d'Orléans, que l'on rencontre en cet officeen 1419 (Bibl. Nat., P. Orig., 2810, du Tertre 9, Cf. Arch. du Loiret A. 2165).