‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 604 sur 639 · François Villon, Œuvres [éd. A. Longnon], 1911, p. v · texte numérisé non relu

François Villon, Œuvres [éd. A. Longnon], 1911, p. v

Mais qu'ainsi soit (ainsi ni'aist Dieu) Je croy que ce soit grans proufis.

Raison : Dieu fait tout pour le mieulx.

D'un ton vif et joyeux, on reconnaît dans la ballade ' le cri du poète. Non, malgré le dit de Caton, il ne peut plus se contenir. Il publiera l'éloge de la princesse Marie comme le précurseur clama dans le désert la venue de l'agneau divin. Car, sans sa douce naissance, il serait mort. Il lui appartient ; il ne cessera de la louer :

Princesse, ce loz je vous porte Que sans vous je ne feusse rien ; A vous et a tous m'en rapporte :

On doit dire du bien le bien.

Villon semble alors avoir ajouté une manière de postscriptum intéressé à son éloge de la princesse Marie. Il la saluait du nom « d'œuvre de Dieu » ; il citait encore le dit de Caton : Patrem insequitur proies. La mère non plus n'était pas oubliée : « De saige mère saige enfant. »

Dont résume ce que j'ay dit :

Nova progoiies cela (Car c'est du poëte le dit) Jainjani demittitur alto.

Saige Cassandre, belle Echo, Digne Judith, caste Lucresse, Je vous congnois, noble Dido, A ma seule dame et maistresse.

En priant Dieu, digne pucelle, Qui vous doint longue et bonne vie ; Qui vous ayme, ma demoiselle, Ja ne coure sur luy envie.

Entière dame et assouvie, J'espoir de vous servir ainçoys Certes — se Dieu plaist que dévie. Vostre povre escolier, Françoys.

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