‹ Vie de Charles d'Orléans (1394-1465)Chapitre 613 sur 639 · Poésies, p. 99. — 3. P · texte numérisé non relu

Poésies, p. 99. — 3. P

Vieillesse fait me jouer a telz jeux, Perdre et gaingner, et tout par ses conseulx ; A la faille j'ay joué ceste année, Ne bien ne mal d'aventure menée.

Peu de temps après on voit ce thème développé par Montbeton et Robertet % Bertaut de Villebresme% Jean Caillau^, Gilles des Ormes 4, Simonet Caillau >, François Villon ^ et par cinq autres rimeurs dont nous n'avons plus les noms7.

C'est là ce qu'on a appelé improprement le « concours de Blois ».

Il y aurait grand intérêt à pouvoir en fixer la date d'une façon certaine. Du moins sommes-nous assurés, quand nous voyons ces morceaux transcrits sans aucune ornementation dans le manuscrit original des poésies du duc, qu'ils sont parmi les plus tardives, les toutes dernières compositions produites à Blois. Il faut sans doute que quelques-unes de ces ballades soient postérieures à la naissance de Marie d'Orléans (décembre 1457), et même à sa joyeuse entrée à Orléans (17 juillet 1460) qui amena la délivrance de Villon. Nous savons en outre que Jean Caillau, le médecin du duc, ne résidait pas à Blois, mais bien à Orléans, où on l'envoyait chercher en consultation. Or, le 28 janvier 1458, il donna quittance de 50 écus d'or pour le voyage fait à Blois du temps de la grossesse de Marie de Clèves ^ Nous sommes aussi certains que Bertaut de Villebresme, licencié en lois et conseiller du duc d'Orléans, envoyé en Italie, était alors de retour en France 9. C'est donc entre 1458 et 1460 que se place

I. Pocsies, p. 133. — 2. P. 135. — 3. P. 136. -- 4. P. 137. — 5. P. 138. — 6. P, 130. — 7 P. 128, 129, 129-130, 132, 134.

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