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VALEUR PERSONNELLE DES HOMME

de manière à diriger nos pensées sur les objets qui peuvent être pour nous une source de plaisir et de progrès plutôt que sur leurs contraires, il en résulte que, de cette façon, nous pouvons cultiver l’habitude des heureuses pensées, tout aussi bien que nous en pourrions cultiver une autre. Or développer en soi un hôureux naturel, un franc caractère, une aimable disposition d’esprit, vaut peut-être encore mieux que de se perfectionner dans quelque science et dans quelque art - d’agrément que ce soit.

Les mœurs et les coutumes, qui donnent à la vie sa couleur, sont bien autrement importantes que les lois, qui ne sont qu’une de ses manifestations. La loi, en effet, nous touche par quelques points, mais les mœurs et. les coutumes nous louchent partout, et pénètrent le milieu social comme l'air ambiant que nous respirons. Les bonnes manières, comme nous les appelons, ne sont ni plus ni moins que l’affabilité de la con-' duite. Elles sont l’expression de la courtoisie et de la bienveillance, et la bienveillance est l’élément prépondérant dans toutes les relations sociales, où les hommes

peuvent mutuellement trouver plaisir et profit. Comme on l’a dit, la politesse ne coûte rien et achète tout (1).

Si nous voulions seulement laisser la nature agir avec sa bonté naturelle, libre d'affectation et d'artifice, les trésors de bonne humeur et de bonheur dont elle comblerait la société seraient incalculables.

Mais au lieu de vivre heureux et tranquilles, les

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