‹ Vie de Copernic et histoire de la découverte du système du mondeChapitre 26 sur 68 · COPERNIC MÉDECIN · texte numérisé non relu

COPERNIC MÉDECIN

doué tout aussi bien quel’ecclésiastiquc ou le sénateur. Ce n'est pas le moins du monde, une des conditions nécessaires du travail, d’être en quoi que ce soit rude ou grossier. La politesse est le raffinement qui distingue toutes les classes de la société. De laplusélevée à la plus humble, de la plus riche à la plus pauvre, il n’est aucune classe, aucune condition sociale à laquelle la nature ait refusé le plus précieux de ses dons, un grand cœur.

Dans sa modeste retraite Copernic recevait chaque jour des malades pauvres. Non-seulement il leur donnait des conseils, mais, habile dans l’art de préparer les remèdes, il leur offrait des médicaments. Ses cures presque miraculeuses lui firent une si grande renommée, que les malades des contrées éloignées, délaissés par d'autres médecins, arrivaient auprès de lui. Les docteurs les plus distingués, dans les cas difficiles, écrivaient à Copernic en faisant appel à son savoir et à son • expérience.

On peut se faire une idée de l’effet que devait produire cette conduite charitable sur l’esprit des habitants de sa commune. Si les soins qu'il prodiguait aux pauvres suffisaient pour gagner leur admiration, Copernic n’en était pas satisfait encore. 11 voulut rendre à la commune un service efficace et durable. Frauenbourg est situé sur une montagne. Les habitants manquaient d’eau et pour s’en procurer, il leur fallait aller en puiser dans la rivière éloignée à une demi-lieue de la ville.

Obtenir par l'art ce que la nature a refusé aux habi-

Page 1