COPERNIC MEDECIN
tanls de la petite ville, voilà le problème que Copernic résolut de mettre à exécution. Tout d’abord il éleva les eaux de la rivière à l’aide d'une écluse et les conduisit au pied de la montagne. Le cours ayant été assez rapide pour pouvoir faire tourner un moulin, Copernic * y en établit un ; là un mécanisme aussi simple qu’ingénieux fit monter l’eau à la hauteur de la tour def l'église. Les habitants qui , jusqu’alors, avaient été forcés de chercher l’eau au loin, la recevaient chez eux et à chaque instant à l’aide de tuyaux menés dans toutes les directions. La commune, sensible à un si grand bienfait, fit poser au bas de la machine une pierre sur laquelle elle lit graver le nom de son bienfaiteur.
Aussi les services qu’il rendait autour de lui le faisaient aimer de tous. En môme temps sa réputation de savant s’étendait au loin, et l’on s’adressait à son esprit éclairé toutes les fois qu’une importante question était soulevée, en cette époque remarquable où l’on sentait le besoin de vérifier les traditions et de réformer des usages appuyés sur des principes incomplets.
Lorsqu’au concile de Latran, on traita la question de la réforme du calendrier, une commission fut choisie à cet égard sous la présidence de l’évêque Paul de Middelbourg, qui écrivit une lettre à Copernic en faisant appel à ses conseils et à son savoir. D’un côté l’astronome polonais n’avait pas voulu encore donner la publicité à son œuvre, de l’autre, il ne pouvait pas rester indifférent à une invitation qui lui venait de Rome. Il devait faire part du fruit de ses recherches à la congrégation