RÉFORME DE CALENDRIER
qui s'occupait de la réforme du calendrier, convaincu qu’il était que ses observations pouvaient être utiles à l’Église. Il envoya à Rome ses tables, connues génélement sous le nom de Tables prutenniques, ainsi que . les calculs et les observations nécessaires. Clavius en parle avec admiration dans son ouvrage sur la Réforme du Calendrier.
« Le seul, dit-il, depuis mémoire d’homme, Nicolas Copernic, l’illustre mathématicien de notre siècle, ayant réuni avec soin ses observations à celles d’Ilipparque, de Ptolomée, d’Albategnius, d’Alphonse, a donné preuve d ’une incroyable habileté, en admettant de nouvelles hvpoLhèses. Il a démontré l’accroissement et le décroissement de l’année solaire, et il a su donner une raison à ces inégalités. Il a trouvé ’a longueur de Vannée un peu plus grande de celle que nous a indiquée Ptolémée, un peu plus petite que celle trouvée par Albalcgnius. D’après ses calculs, Vannée solaire se compose de 365 jours, 5 heures, 55 minutes, 57 secondes, 40 tierces.
L’explication du déplacement des points équinoxiaux indiquait la nécessité de fixer la période du mouvement de la Terre autour du Soleil et la longueur de Vannée. Comme sans la détermination précise de cet élément, la réforme du calendrier ne pouvait s’effectuer lors du concile de Latran, la Cour de Rome avait invité Copernic à se charger de ce travail, qui devait donner une base durable au nouveau calendrier. Copernic, rejetant encore sur ce point la doctrine de Ptolémée, s’attacha à prouver que la durée de l’année qu’on appelle tropique, réglée d’après le retour des saisons, serait tou-