PTOLÉMÉE 13Ü
ce qui appartient à la planète lui est lié par cette lo suprême.
Comme le remarque à ce propos le docteur Hoefer (1 ) , le double mouvement de la Terre est donc, dans la véritable, acception du mot, une idée renouvelée des Grecs. L’Almageste fut longtemps l’Évangile des astronomes. Pour ceux-là l’hypothèse du double mouvement de la Terre n’était donc pas même une hardie innovation. A juger sur les paroles si dédaigneuses de Ptolémée, cette hypothèse n’était aux yeux des princes de la science qu’une grosse absurdité : pour y croire il fallait être fou ou ignorant. Comprend-on maintenant le courage qu’il fallait pour l’exhumer et l’exposer au grand jour ? Copernic ne s’y était pas trompé, car après avoir rappelé les témoignages des anciens, favorables à son système, il continue :
« Et moi aussi, prenant occasion de ces témoignages, j’ai commencé à méditer sur le mouvement de la Terre. Et quoique cette opinion parût absurde, j’ai pensé, puisque d'autres avant moi ont osé imaginer un tas de cercles pour démontrer les phénomènes des astres, que je pourrais me permettre aussi d’essayer si, en supposante Terre mobile, on ne parviendrait pas à trouver sur la révolution des coçps célestes, des démonstrations plus solides que celles qui ont été mises en avant. Après de longues recherches je me suis enfin convaincu que si l’on rapporte à la circulation de la Terre les mouvements des autres planètes, le calcul