‹ Vie de Copernic et histoire de la découverte du système du mondeChapitre 47 sur 68 · Cosmos, II, p · texte numérisé non relu

Cosmos, II, p

mouvement accommodé à leur figure sphérique, quj les faisait mouvoir chacun sur leur centre particulier, pendant qu’ils accomplissaient leur révolution générale sur leur orbite » (1).'

Plolin confirme aussi ce sentiment lorsqu’il dit : « Outre la grande révolution générale des astres, Platon pensait qu’ils en accomplissaient une autre particulière autour de leur propre centre (2). »

Qu’elles viennent de Platon ou des platoniciens, ces réflexions n’en sont pas moins antérieures à Copernic.

Nous avons vu que l’illustre astronome cite Martianus Capella cà propos du système qui faisait circuler Vénus et Mercure autour du Soleil. Capella était un encyclopédiste de la fin du cinquième siècle de notre ère. L’ouvrage qu’il nous a laissé, mélange bizarre de vers et de poésie, est divisé en neuf livres, dont les deux premiers ont pour titre de Nuptiis Philologiæ et Mercuris , « des noces de la Philologie avec Mercure ». Ce titre est resté comme désignant l’ouvrage entier. Le huitième livre est consacré à l’astronomie, et c’est dans un chapitre de ce livre que se trouve le passage signalé par Copernic, chapitre intitulé: Quod Tellus non sit ccntrum omnibus planetis, « que la Terre n’est pas le centre pour toutes les planètes ». Voici la traduction de ce passage : « Quoique Vénus et Mercure se lèvent et se couchent chaque jour, cependant leurs orbites n’environnent pas la Terre ; mais ils tournent autour du soleil dans un circuit plus ample, ( circa

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