MARTI ANUS CAPELLA
solem laxiore ambitû circulantur). lis constituent dans le soleil le centre de leurs cercles, de telle sorte qu’ils sont tantôt plus proches, tantôt plus éloignés v (I).
« Il n’y a de vraiment remarquable dans ce passage, dit Delambre avec son jugement toujours sévère, que ce qui concerne Mercure et Vénus, dont les orbites ont le Soleil pour centre commun et se trouvent dans la position que nous leur assignons aujourd’hui. On dit que c’est ce peu de lignes qui a été pris par Copernic pour le sujet de ses méditations, et qui l’a conduit à son système du monde: en ce cas, Martianus aurait rendu à l’astronomie plus de service que des astronomes bien plus habiles, et nous devons lui pardonner son verbiage, ses bévues et son galimatias (2). »
Ce système avait été déjà émis par Yitruve, qui certainement ne l’avait pas inventé. Voici ce qu’écrivait cet architecte au siècle d’Auguste : « Cœlum volvitur continenter circum terram.... Mercurii autem et Veneris Stella circum solis radios, solem ipsum uti centrum itineribus coronantes, regressus retrorsum et relardationes faciunt ». Autrement dit : « Le Ciel tourne perpétuellement autour de la Terre, mais les astres de Mercure et Vénus, dans les rayons du Soleil, embrassent dans leurs orbites le Soleil lui-même comme centre... (3). »
Pendant la durée du moyen âge, du vi e au xv e siècle,