‹ Vie de Copernic et histoire de la découverte du système du mondeChapitre 53 sur 68 · Almageste, Liv. I, ch. VU · texte numérisé non relu

Almageste, Liv. I, ch. VU

dans le meme sens que celui des étoiles : les corps lancés de bas en haut, tandis que la Terre tourne et s’éloigne, ne devraient pas à l’instant de leiîr chuté retrouver le point d’où ils sont partis. Un poète (1) ajoutait à ce propos la réflexion que «la tourterelle n'oserait quitter son nid et s’élever dans les airs dans la crainte de ne plus revoir ses petits. » L’atmosphère, sous laquelle la surface terrestre courrait de l’Ouest à l’Est, emportée par le mouvement diurne, devrait produire un vent perpétuel de l’Est à l’Ouest, etc. — La réponse à cette objection est que tout ce qui appartient au globe terrestre lui est attaché par une attraction indestructible, comme à un aimant. Chaque planète retient autour de soi tout ce qui l’environne, par une force d’attraction immense, qui constitue la loi la plus importante de la nature, celle qui entretient l’existence du monde et qui en régit elle-même le cours. Mais du temps de Copernic, on ne pouvait encore que formuler cette réponse, et non la prouver. Les lois de la pesanteur et de l’attraction n’ont été déterminées qu’au siècle •de Galilée, Kepler et Newton. Ce n’est de même qu’au xvn* siècle que les observations astronomiques montrèrent dans le Soleil et les planètes un mouvement de rotation analogue à celui de la Terre, ajoutant de nouvelles preuves indirectes aux preuves directés que l’on avait déjà de ce mouvement. Le fait de la pesanteur de tous les corps vers le globe terrestre, de son attraction centrale, de l’existence des antipodes, de l’adhé-

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