‹ Vie de Frédéric OzanamChapitre 42 sur 313 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

la littérature. Avec une mémoire remarquable elle montrait une grande aptitude pour les sciences. Elle dessinait d'après la bosse et d'après nature; peignait la miniature et le paysage à l'aquarelle avec beaucoup de talenl .

Deux ans après, on érigea à Lyon une école secondaire de médecine, et un concours fut ouvert pour une chaire de matière médicale. Ozanam se mit sur les rang-. A la suite d'une lutte brillante, il fut nommé proh suppléant ; mais il ne crut pas devoir accepter cette position secondaire, et donna immédiatement sa démission.

En 1823 et 1824, il présenta à l'Académie royale des sciences de Lyon deux mémoires : l'un sur la nature des émanations insalubres qui s'exhalent des marais; l'autre sur Y action des émanations marécageuses sur l'économie animale, Ces questions de haute médecine lui obtinrent deux mentions honorables.

Le 3 décembre 1 8 2 i , il vit naître son quatorzième et dernier enfant, du nom de Charles, aujourd'hui médecin à Paris.

Il soumit encore, en 1825, à l'Académie royale des sciences de Lyon un mémoire sur le décreusage des soies sans acide ni alcali, qui lui valut une médaille d'or de trois cents francs.

A la fin de l'année 1829 , il publia un volume in-8°, intitulé : Mémoire statistique pour servir à l'histoire de l'établissement du christianisme à Lyon, depuis le ue siècle de l'Eglise jusqu'à nos jours. Une mention honorable décernée par l'Académie de Lyon fut le prix de cet intéressant travail. Il obtint encore en 1830, de la Société pour l'instruction élémentaire, une mention honorable pour un mémoire sur Y utilité des machines.

L'Académie royale des sciences , belles-lettres et arts de Lyon lui accorda, en 1832, une médaille d'or de trois cents francs , pour un savant et intéressant mémoire sur la statistique de Lyon et du département du Rhône f depuis le 1er octobre 1823 jusqu'au 31 décembre 1833.

En outre , il envoya un grand nombre d'articles au Journal général de médecine, à celui des sciences médicales, au Journal des voyages, au Recueil industriel, manufacturier ; aux archives du département du Rhône, à la Biographie universelle de Michaud, et aux divers journaux de Lyon. On a encore quatre ou cinq in-folio et une quarantaine de volumes in-8°, écrits de sa propre main.

D'une activité infatigable , aimant avec passion les sciences , la littérature et les arts , il lisait beaucoup, et, grâce à son heureuse mémoire, son érudition était aussi étendue que variée. La chimie surtout fut l'objet de ses plus sérieuses études, ce qui le mit à même de traiter d'une manière brillante plusieurs questions de médecine légale d'une délicatesse extrême.

En 1812, on lui décerna le diplôme de membre associé de la Société de médecine de Lyon ; il en devint membre titulaire vers 1822. En 1828, il fut agrégé à la Société de minéralogie d'Iéna, et nommé membre correspondant de la Société des sciences médicales et naturelles de Bruxelles; en 1829, membre correspondant de l'Académie des sciences et belles-lettres, dite del buon gusto, de Palerme; en 18.33, membre correspondant de la Société polytechnique de Paris.

Plein de courage , d'honneur et de dévouement , Ozanam ne se laissa jamais abattre; les difficultés, le

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