‹ Vie de Frédéric OzanamChapitre 61 sur 313 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

cadence sur l'herbe Uemie des prés, et Galalée défia Menalque d'entrer en lice avec loi. Tu chantais les grâces nouvelles de la nature, et la fête des fleurs : alors le moissonneur entrait gaiement dans ses hlés mûrs. N'a-t-on pas vu à ta voix le terrible nourrisson de Mars suspendre sa marche, et essuyer la sueur de son visage? Mais quand la moisson élait finie, tu as cessé de chanter, et les loisirs t'ont conduite dans le piège. Oh! crois-le bien, je profiterai de la leçon, je fuirai la hoDte et les dangers de la paresse. »

Nous ne savons si nous nous faisons illusion, si l'amour fraternel nous aveugle ; nous voudrions faire un choix au milieu des différents morceaux déjà choisis par le professeur d'Ozanam, dans le riche recueil qu'il a le bonheur de posséder; mais nous sommes semblable à un homme qui , parcourant un jardin pour y composer un bouquet, s'arrête devant chaque fleur, se laisse séduire par l'éclat de ses couleurs et la suavité de ses parfums. Il cueille, cueille toujours, estimant que la dernière l'emporte encore en beauté sur toutes celles qu'il a déjà récoltées. On pardonnera au reste à des frères ce que l'on a déjà pardonné si facilement à celui dont la bienveillance a tressé la couronne à laquelle il nous a permis de porter la main, non pour l'effeuiller, mais pour en faire apprécier de plus en plus , s'il est possible, la valeur par une publicité plus étendue.

Nous continuerons donc à citer l'excellente étude de M. Legeay sur les travaux de son disciple. Nous trouvons dans ce charmant parterre l'églogue suivante, intitulée : Le Sage à la campagne.

Sapiens in villa.

Salvete, luci, tuque pium nemus !

Salvete, pulchri floribus hortuli !

Tandem solulum me tumulfu Urbs nitidis nigra reddit arvis.

Me grata longis fata negotiis Tandem expeditum per placidos vocant Campos, ubi faustos recessus Umbriferos et agros revisam.

Hic ergù lenis sollicitas quies Curas levabit, cordis et intimam Pacem reducet, blandaque segris Otia pectoribus reponet.

Videtis ut jam refulgeat aurea Aurora cœlo; mollibus ut rosis Cingat caput, flavoque curru In viridantia rura pergat !

0 blanda sedes! ô placidum nemus !

Quam dulce musas et sapientiam Sub frigido exercere luco, Et studiis recreare mentem !

Quam dulce juxtà littora rivuli Per mollem arenam membra reponere Vel roscidis antris jacere, Socraticosque ciere mânes !

Bellator atrox per médias csedes Quserat madentcm sanguine gloriam ; Famamve kctetur perennem Versibus obtinuisse vates.

Sub nigra tristis tecta palatii Et régis imos aulicus ad pedes Irrepat, et vanos honores Turpis artibus aucupelur.

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