‹ Vie de Frédéric OzanamChapitre 73 sur 313 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

fait un épisode amusant, et la première communion, une scène touchante , dont les traits les plus minutieux sont profondément empreints dans ma mémoire. Puis, les premières jouissances de l'étude, les incertitudes, les recherches , la saine et fortifiante philosophie de l'abbé Noirot, et, au milieu de tout cela, b;en des amitiés commencées sur les bancs des classes, et qui continuent encore. Ballofet, Falconnet, Henri; tous nos jeux, depuis l'arche de Noé et les soldats, jusqu'aux promenades sentimentales , et aux sérieuses parties d'échecs... Vos douces paroles, quand je travaillais sur la table près de vous, vous consultant sur mes thèmes, quand j'étais en sixième, et vous lisant mes discours français quand j'étais en rhétorique. Les conseils et quelquefois les gronderies bienveillantes de papa , les longues courses faites avec lui, ses histoires que j'écoutais avec tant de plaisir ; ce frère aîné si occupé par ses missions, et qu'on ne voyait que de temps en temps; ce petit frère que j'ai vu naître et grandir '. »

Ozanam était arrivé au terme de ses études classiques. Chaque année, à la distribution des prix , recommençaient pour lui de nouveaux triomphes. Que de fois n'avons-nous pas eu la joie de déposer sur son front ces couronnes, qui n'étaient qu'un faible prélude des éclatants succès qui l'attendaient sur un théâtre bien autrement vaste et relevé ! . . .

Cette période de la vie de notre bien-aimé frère s'arrête à son examen pour le baccalauréat : à seize ans et demi, il était bachelier es lettres.

1 Lettres, t. I , p. 100.

Page 1