CHAPITRE III
Ozanam passe deux années dans l'étude d'un avoué à Lyon.
Le père d'Ozanam, heureux témoin des brillants succès de son fils , le destinait à la magistrature , plusieurs de ses aïeux paternels s'y étant distingués. « Je désire, disait-il, dans des Mémoires qu'il nous a laissés, en faire un avocat, ou plutôt un conseiller, un juge dans quelque cour royale. Il a des sentiments délicats, purs et généreux, et il sera un magistrat éclairé et intègre. J'ose espérer qu'il sera notre consolation dans notre vieillesse ; au sortir du collège , où il fait actuellement sa philosophie , il étudiera la pratique du barreau, chez un homme de loi , de là il ira faire son droit à Dijon ou à Paris. »
Quoique Ozanam se sentît peu de goût pour la carrière dans laquelle son père désirait le faire entrer, il se soumit avec docilité aux désirs d'une autorité pour laquelle il manifesta toujours le plus profond respect, et il entra comme clerc dans l'étude de M. Coulet, l'un des avoués les plus distingués du barreau de Lyon. Toute-