‹ Vie de G. RossiniChapitre 23 sur 56 · DEMETRIO È POL1BIO · texte numérisé non relu

DEMETRIO È POL1BIO

lement ; mais elles sont d'une vertu sauvage ; on suppose que leur mère, qui est une ambitieuse (un cïridone), veut les marier, n

Mis ainsi au fait de la petite chronique du théâtre, nous vîmes enfin commencer Demetrio è Polibio. Je n'ai, je crois, jamais senti plus vivement que Rossini est un grand artiste. Nous étions transportés, c'est le mot propre. Chaque morceau nous présentait les chants les plus purs, les mélodies les plus suaves. Nous nous trouvâmes bientôt comme perdus dans les détours d'un jardin délicieux , tel que celui de Windsor, par exemple, et où chaque nouveau site vous semble le plus beau de tous, jusqu'à ce que, réfléchissant un peu sur votre admiration, vous vous apercevez que vous avez accordé à vingt choses différentes le titre de la plus belle.

Je ne crains pas de le dire, après un intervalle de neuf années, pendant lesquelles, faute de mieux, j'ai entendu bien de la musique, le quartetto est un des chefs-d'œuvre de Rossini. Rien au monde n'est supérieur à ce morceau ; quand Rossini n'aurait fait que ce seul quartetto , Mozart et Cimarosa rencontreraient un égal.

Je me souviens que l'impression fut telle ,

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