‹ Vie de G. RossiniChapitre 24 sur 56 · DEMETRIO È POLIBIO · texte numérisé non relu

DEMETRIO È POLIBIO

que non-seulement on fît répéter ce morceau , mais que, suivant un antique usage, on allait le faire recommencer une troisième fois, lorsqu'un ami de la famille Monbelli vint au parterre dire aux dilettanti que les jeunes Monbelli n'avaient pas une santé très-forte , et que si on voulait avoir encore une fois le quartetto, on s'exposait à leur faire manquer les autres morceaux de l'opéra. « Mais est-ce qu'il y a d'autres morceaux de cette force ? — Certainement, répondit l'ami; il y a leduettode l'amant et de sa maîtresse :

Questo cor ti giura araore,

et deux ou trois autres. » Cette raison lit son effet sur le parterre de Como; la curiosité calma les transports de l'enthousiasme le plus fou. On avait bien raison de nous annoncer le duetto :

Questo cor ti giura amore;

il est impossible de peindre l'amour avec plus de grâce et moins de tristesse.

Ce qui augmentait encore le charme de ces cantilènes sublimes , c'était la grâce et la modestie des accompagnements, si j'ose ainsi parler. Ces chants étaient les premières fleurs de

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l'imagination de Rossini ; ils ont toute la fraîcheur du matin de la vie.

Plus tard, Rossini s'est avancé dans les sombres régions du Nord, où, à côté d'un beau point de vue , se trouve l'horreur d'un précipice profond , et triste à contempler ; et cette horreur fait partie intégrante de ce nouveau genre du beau 1 .

Ce grand maître, en ayant recours aux contrastes pour faire effet, a conquis l'admiration des cœurs peu sensibles, et des musiciens qui sont savants à l'allemande. A l'exception de Mozart, tous les musiciens nés hors de l'Italie, réunis en un congrès, ne parviendraient jamais à faire un quartetto comme

Donami ornai, siveno.

■ Les accompagnements de l'arrivée de Moïse dans l'opéra de ce nom.

31 QLmïco in 3talta.

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