‹ Vie de G. RossiniChapitre 32 sur 56 · OPÉRAS DE ROSSINI A IVAPI.ES · texte numérisé non relu

OPÉRAS DE ROSSINI A IVAPI.ES

dans l'harmonie allemande, et surtout s'est éloigné de plus en plus de la véritable expression dramatique. Mademoiselle Colbrand le persécutait sans cesse pour qu'il plaçât dans ses airs les agréments dont sa voix avait l'habitude.

On voit par quel enchaînement de circonstances fatales le pauvre Rossini a eu quelquefois les apparences de la pédanterie en musique. C'est un grand poëte, et un poète comique, forcé à être érudit, et érudit sur des choses tristes et sérieuses.

Qu'on se figure Voltaire obligé, pour vivre, à écrire l'histoire des Juifs du ton de Bossuet.

Rossini a été quelquefois Allemand, mais c'est un Allemand aimable et plein de feu.

Après Y Elisabeth , il courut à Rome , où il donna dans le même carnaval (1816) Torvaldo è Dorliska et le Barbier; il reparut à Naples et fit jouer la Gazetta, petit opéra buffa, demisuccès, et ensuite Othello au théâtre del Fondo. Après Othello, il alla à Rome pour la Cenerentola, et fit le voyage de Milan pour la Gazza Ladra. A peine de retour à Naples , il donne VArmide.

Le jour de la première représentation, le public le punit de la voix incertaine de made-

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