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vés, faisait une chose d'âme , de la guerre et des dangers que nous avons réduits à n'être plus qu'une vilenie méthodique et mathématique. Ici il ne doit plus être question des moyens physiques de l'art choisis par Rossini, ci par lui employés avec plus ou moins de succès ; nous sommes bien au-dessus de telles considérations. Il faut remarquer qu'il peint une chose nouvelle : la partie de Tancrède dans le duo : ah! se dé malt miei, qui commence par la profonde mécancolie d'un héros,
jXemico il ciel provai.
Fin da primi amii ognor.
Ah ! son si miser o.
finit par l'éclatant triomphe du courage qui sait se roidir contre tous les malheurs. Après ce petit mouvement de faiblesse et d'amour, si naturel et si touchant, nous avons de l'honneur moderne dans toute sa pureté, et voilà ce qu'aucun maître d'Italie n'aurait eu l'idée de faire avant Arcole et Lodi. Ces mots sont les premiers que Rossini ait entendu prononcer autour de son berceau; ces mots sublimes sont de 1796; Rossini avait cinq ans, il put voir passer à Pesaro ces immortelles demi-brigades