‹ Vie de Gerbert premier pape français sous le nom de Silvestre IIChapitre 17 sur 28 · CHAPITRE XV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XV

lingues Copct et Charles de Lorraine. — Gefbert secrétaire du nouveau roi*

Il s'agissait de choisir un roi. La couronne se* rait-elle déférée à Charles de Lorraine * bâtard de Louis d'Outre-Mer? L'illégitimité de sa naissance - le ferait-elle déclarer indigne de cet honneur ? Faudrait-il chercher dans une nouvelle famille le prince auquel serait confiée la royauté? Telles étaient les graves questions qui allaient s'agiter.

Le caractère de l'archevêque de Reims, la supériorité de son esprit, les relations de sa famille, son dévouement à la maison de Saxç , l'importance de sa métropole lui donnaient un ascendant immense. Àdalbéron feignit de ne vouloir pas en user. Comme pour donner à cette élection toutes les garanties de l'impartialité , il conseilla de l'ajourner , de réfléchir mûrement avant de pren- '

dre un parti définitif. Il fit jurer aux seigneurs, entre les mains de Hugues, qu'ils se réuniraient à une époque fixe, dont ils convinrent, et que, en attendant, ils ne feraient ni cabale ni intrigue pour gagner les suffrages. Le serment prêté , on se sépara.

Il n'y avait que deux concurrents à la couronne : Charles de Lorraine et Hugues Capet. Le premier, bâtard de Louis d'Outre-Mer, vassal du roi d'Allemagne pour le duché de Basse-Lorraine, s'était déconsidéré en épousant, après la mort de sa première femme , fille d'Héribert comte de Troyes, la fille d'un vassal de Hugues Capet. Il était odieux à bien des gens, à cause de son insurrection contre Lolhaire, de ses attaques contre l'archevêque de Reims et les évêques de Metz et de Laon. Ses calomnies contre la reine Emma lui avaient aliéné l'impératrice Adélaïde, Conrad, roi de Bourgogne et leurs nombreux amis. En outre, il ne rachetait pas son peu de mérite personnel par de vastes possessions territoriales ; son duché , de peu d'importance, était situé hors des limites du royaume.

Hugues Capet dominait dans le copur de la France. La couronne était entrée deux fois dans

sa famille , que de brillantes victoires sur les Normands avaient rendue populaire. Il était cousin du roi qui venait de mourir, et d'Othon III, qu'il avait soutenu contre Lothaire. Son frère Henri était duc de Bourgogne ; son gendre Régnier , comte de Hainault; sa sœur Béatrix gouvernait la Haute-Lorraine ; son beau-frère possédait la Normandie ; les comtes de Troyes et de Tours étaient ses neveux. Il était le défenseur de la reine Emma , l'ami de l'archevêque de Reims. Par sa piété, par ses largesses, il avait gagné les clercs et les moines; le ciel même s'était déclaré en sa faveur : on disait que , dans une vision , saint Valéry lui avait promis le trône pour lui et pour les siens jusqu'à la septième génération, c'est-àdire pour toujours.

Charles, inquiet de la puissance de son rival, convaincu d'ailleurs que l'archevêque Àdalbéron exercerait la plus grande influence sur les esprits , accourut à Reims. Il s'humilia devant ce prélat , qu'il avait blessé dans ses intérêts et dans ses affections , il le supplia de soutenir sa cause. « Pourquoi, disait-il avec douleur, pourquoi » donc , .puisque mon frère n'est plus , puisque » mon neveu est mort et qu'ils n'ont laissé au-

» cune descendance, pourquoi suis-je repoussé » du territoire que mes ancêtres ont possédé?... » Maintenant, dans mon malheur, à qui puis-je » N mieux m'adresser qu'à vous , lorsque tous les » appuis de ma race sont tombés?.... Laissez- » vous toucher pai^un sentiment d'humanité, » soyez compatissant pour un homme éprouvé » par tant de revers. »

L'archevêque lui répondit : « Tu t'es toujours » associé à des parjures , à des sacrilèges, à des » méchants de toute espèce, et maintenant encore » tu ne veux pas t'en séparer ; comment peux-tu , » avec de tels hommes et par de tels hommes, » chercher à arriver au souverain pouvoir ? » et comme Charles disait qu'il ne fallait pas abandonner ses amis, mais plutôt en acquérir de nouveaux , Adalbéron répliqua sèchement qu'il ne disposait pas seul de la couronne ; et il congédia le solliciteur indigné.

Au jour fixé , les électeurs se réunirent à Senlis : l'archevêque de Reims parla le premier. Il rappela les titres de Charles pour les réfuter ; il flétrit son caractère , il exalta les qualités , le mérite de son concurrent. « 11 y a des gens, disait-il , qui » jugent Charles digne du trône à cause de sa pa-

» renié avec le dernier roi , comme si Ton ac- » quérait la couronne à titre héréditaire , el qu'il . » ne fallût pas la donner à celui qui à la noblesse » de son origine joint la sagesse, la fidélité , la

» magnanimité? Voulez-vous un royaume

» malheureux? nommez Charles. Voulez-vous un » royaume heureux? portez sur le trône l'illustre » duc Hugues Capet. »

Ces principes sur la transmission du pouvoir ne doivent pas nous surprendre ; c'étaient ceux que professait l'Eglise de France au ix e siècle. Ils furent acceptés par l'assemblée , qui proclama , le 4 er juin, le nouveau roi dans l'église de Noyon. Richer prétend que tous les seigneurs du royaume assistèrent à cette cérémonie. Outre que le temps leur aurait manqué pour faire ce voyage, l'absence de ceux de la Gothie, de l'Aquitaine, de la Gascogne est constatée par le silence des chroniqueurs du sud de la Loire,. par le dédain des grands de cette partie de la France pour le nouveau roi, par la formule qu'ils employaient dans leurs diplômes et leurs actes publics : « sous le règne du Christ dans l'attente d'un roi. »

La nomination de Hugues Capet fut donc une , affaire de parti, de famille et non pas le résultat

d'un mouvement national, de la haine de la race gauloise contre la race germanique. Les ancêtres du nouveau roi, ce prince lui-même avaient toujours uni leurs intérêts à ceux des Germains. La cour. d'Allemagne ne réclama pas en faveur du prétendant. L'abandon de la Lorraine, que la nouvelle dynastie ne songera pas à réclamer pendant des siècles, tajndis que Louis et Lothaire l'avaient revendiquée avec tant d'obstination, les armes à la main, paraît avoir été le prix tacite de cette complaisance. L'Eglise consacra l'élection d'un prince pieux et puissant; le pape lui envoya sa bénédiction ; les évêques menacèrent d'anathèmes tous ceux qui ne se soumettraient pas à l'élu du Seigneur. Charles protesta inutilement contre cette décision. Quelques personnes , il est vrai, continuèrent à le considérer comme leur roi, et, dans les siècles suivants , les amis des Capétiens s'efforcèrent , pour légitimer leur pouvoir , de les faire descendre de la dynastie déchue , mais Hugues resta le maître.

Avec l'avènement de cette famille commence une ère nouvelle pour la France : la réunion de la couronne à un fief important donne à la royauté une force qu'elle n'avait pas depuis bien des an-

nées. Ce ne sera plus un vain titre : autour du trône va se reconstituer l'unité nationale brisée par la féodalité , dont les invasions des Barbares et les guerres civiles avaient hâté les progrès. L'Eglise , qui avait contribué à la fortune de Hugues Capet, favorisera ce travail.

Si Ton possédait quelques lettres de Gerbert sur ce moment si intéressant de notre histoire, on connaîtrait mieux les détails de cette révolution. Faut-il attribuer ce silence a la discrétion calculée de notre auteur , ou bien était-il retenu en Ailemagne par l'expédition contre les Slaves, qu'il avait annoncée à l'abbé Raymond? Ce que l'on peut affirmer, c'est que, s'il était en France, il ne resta pas inactif. Il servit de secrétaire au nouveau roi. On le voit sommer, en son nom, l'archevêque de Sens , le vénérable Siguin , qui hésitait à se prononcer, de se joindre, avant le premier novembre , aux évêquçs qui l'aident de leurs sages conseils, et le menacer, s'il retarde davantage, de la colère du pape et des prélats du royaume ; il promet des secours au comte Borel pour combattre , l'année suivante, les Musulmans d'Espagne; il sollicite des empereurs de Constantinople Basile et Constantin , la main d'une princesse de leur fa-

mille pour le jeune roi Robert, qui avait été associé à la couronne à Orléans , le jour de la fôte de Noël [25 décembre 987].

L'élévation de Robert , à laquelle les seigneurs avaient consenti avec peine , enlevait à Charles tout espoir de monter sur le trône , après la mort de Hugues Capet. Il se plaignit auprès de ses amis du malheureux sort de ses enfants. Il gagna les indifférents par ses promesses, forma un parti contre la dynastie nouvelle et s'empara , par la trahison de son neveu Arnulfe,. bâtard de Lolhaire, de la ville de Laon , où il fit prisonniers la reine Emma et Tévéque Ascelin. L'occupation de Laon produisit un grand effet. Hugues fit prononcer par ses évêques une sentence d'excommunication contre les traîtres, qui avaient livré la place, contre le sacrilège, qui avait arrêté un des oints du Seigneur, et il se présenta , le printemps suivant , pour la reprendre, 988. Tous ses efforts échouèrent contre la résistance de la garnison , que protégeaient les fortifications de la ville située sur un rocher de difficile accès.

L'impératrice Théophanie intervint pour arrêter les maux de la guerre : elle proposa une trêve. Hugues, trop prudent pour s'aliéner cette prin-

cesse, lui fit écrire par Gerbert que , touché de sa bienveillance, de son affabilité, il avait voulu, suivant ses désirs , pour conserver sa sainte amitié , son alliance précieuse, lever le siège, recevoir des otages, mais que Charles, méprisant les ordres et les messagers de l'impératrice, refusait de rendre la liberté il la reine , de recevoir les otages de l'évèque. « Quant à moi, continuait-il, pour m'assu- » rer h jamais votre amitié, j'ai résolu d'envoyer » au devant de vous à Stenai , le xi des calendes » de septembre [22 août] , ma femme , la reine » Adélaïde. Nous observerons à perpétuité , sans » dol et sans fraude , les conditions sages, équila- » bles que vous aurefc arrêtées avec elle. »

Gerbert adressa en même temps aux impératrices Adélaïde et Théophanie les plaintes d'Emma contre le perfide, qui, n'écoutant pas leurs injonctions , la tenait dans une dure captivité.

Théophanie insista de nouveau pour une trêve , pendant laquelle on débattrait les conditions de la paix. Eudes , Héribert étaient d'accord avec cetto ^princesse; Charles accepta.

Il profita de la liberté que laissait l'armistice , pour sonder les dispositions de l'archevêque et celles de son secrétaire. Il sollicitait l'amitié, les

consens du prélat; il l'appelait son père; il lui reprochait doucement d'abandonner, de haïr la ' famille royale. Il disait à Gerbert qu'il comptait sur ses bons offices ; il l'engageait à se rendre a Laon.

Gerbert fit les deux réponses. Le début de celle de l'archevêque est assez vif. « Comment me » demandez-vous conseil à moi que vous rangez » parïni vos ennemis les plus acharnés? Comment » appelez-vous père celui auquel vous voulez » arracher la vie? Vous pensez que je hais la » famillç royale. Je prends à témoin mon rédemp- » teur que je ne la hais point. » Il continue en déclarant à Charles que la lutte contre Hugues est au-dessus de ses forces , et tout en le remerciant de l'avoir arraché , on ne sait dans quelle circonstance, aux coups de ses ennemis , il lui dénonce comme des traîtres et des égoïstes les gens qui sont à ses côtés. La perfidie du siècle ne lui permet pas d'en dire davantage par écrit; mais il offre de donner des otages, afin qu'une personne sûre, dont le nom est en chiffres , vienne le trouver. Il pourra traiter avec elle de toutes les affaires ; sans elle, il ne peut et ne doit rien dire.

La lettre de Gerbert était plus modeste et lui

préparait , au besoin , les voies à la faveur de Charles. Il serait heureux de lui être utile ; s'il ne s'est pas regdu à sa cour , c'est par la crainte qu'inspirent les soldats, qui battent la campagne. Il le prie de lui envoyer des guides auxquels il puisse se confier. Pour preuve de sa bonne foi, il lui rappelle les conseils qu'il lui a donnés daps le palais d'Ingelheim , et après lui avoir recommandé de traiter ses captifs avec les égards que mérite leur rang , il lui dit : « Gardez-vous de vous laisser » enfermer dans une forteresse ! »

Les tentatives de la cour d'Allemagne pour concilier les intérêts des deux adversaires ne réussi* rent pas. Ascelin , dans un moment de désespoir , voulut se donner la mort. Gerbert releva son courage r il lui cita l'exemple de Job , celui de son parent Godefroi, qui avait montré tant de constance dans le malheur ; il le pria d'envoyer à Paris une personne instruite de ses desseins, parce que, le jour de la fête de Saint-Denys [9 octobre] , on devait y décider si le siège serait repris.

Les soucis qu'éprouvaient Adalbéron et Gerbert de la révolte de Charles de Lorraine , furent augmentés par les troubles de Fleury-sur-Loire.

L'abbé Oïlbolde étant mort, le choix de son suc-

cesseur excita de vives disputes , dont profitèrent quelques seigneurs puissants pour faire nommer un religieux de mauvaise réputation. Le moine Constantin en avertit son ami Gerbert ; il le sollicita de s'intéresser avec son archevêque à la cause du monastère. Mayeul, abbé de Cluny, qui avait refusé d'être pape, exerçait par ses vertus une haute influence dans l'Eglise. Adalbéron et Ger- • b.ert le pressèrent de ramener le calme dans les esprits agités. C'était dans les murs de Fleury que reposaient les reliques du saint fondateur de la vie monastique en occident ; saint Odon y avait rétabli la discipline; l'exemple que donnaient ses moines n'était-il pas dangereux? Et si Mayeul gardait le silence, qui parlerait?

L'abbé de Cluny , qui ne voulait pas se mêler de ces disputes , répondit que son autorité ne s'étendait pas sur ce monastère; et il conseilla la modération, la prudence. Il adressa pourtant à l'intrus , sans rompre avec lui , une exhortation touchante pour qu'il se démît de ses fonctions.

Adalbéron et Gerbert revinrent à la charge :

l'Eglise est une , le mal qui se fait dans une de ses parties touche tous ses membres. Il fallait donc que Mayeul maudît l'usurpateur , qu'il le

menaçât d'appeler sur sa tête les foudres du Saint- Siège. L'abbé de Saint-Julien de Tours , Eberard, était de cet avis. Mayeul céda ; l'archevêque convoqua les abbés de son diocèse pour leur soumettre la question , le xvi des calendes de septembre [17 août] ; il fit engager Constantin à venir exposer les faits. La mort subite de l'envahisseur, de l'ennemi de la vie monastique , rendit le calme aux esprits.

Abbon, qui fut choisi pour le remplacer, appartenait à une famille hoble d'Orléans. Il était en bas-âge quand il fut offert au monastère de Fleury où la pureté de ses mœurs, la gravité de sa conduite , la rapidité de ses progrès dans les lettres le firent aimer de l'abbé , qui lui confia de bonne heure les soins de l'école, Abbon devint un des hommes les plus instruits de son siècle, sans égaler Gerbert,ce qui inspirait aux moines de Fleury des sentiments de rivalité , qui percent dans ces paroles d'Aimoin : « S'il ne posséda pas, comme il l'eût

» désiré, la rhétorique et la géométrie, au » moins il effaça tous les contemporains par la » supériorité de sa sagesse. » Elle était si appréciée, que, simple diacre, il fut chargé d'intro-

duire la réforme dans le monastère de Ramsay, en Angleterre. Il y répandit l'amour de la vertu et de l'étude ; il se concilia l'estime et l'affection des grands du monde et de l'Eglise. A son départ, après deux ans de séjour, les seigneurs le comblèrent de présents, les moines le pleurèrent.

Gerbert, qui n'était pas informé, de l'élection , pressa Constantin de venir à Reims avec son nouvel abbé , s'il en avait un , le jour de la fête du saint patron de la ville [1 er octobre]. Il était loin de se douter qu'Abbon serait un de ses plus redoutables adversaires.

Huit jours après cette fête [9 octobre], le conseil militaire déclara que Laon serait attaqué le xvdes calendes de novembre [18 octobre]. Gerbert en prévint les amis^de l'évêque Ascelin , afin qu'ils joignissent leurs forces à celles du roi ; il fallait que Bardas et Gocilon se montrassent les dignes frères du captif.

Cette seconde attaque ne fut pas plus heureuse que la première. Gerbert se consolait des ennuis du siège par la lecture du traité d'Arislpte de Interprétations, traduit par Boèce. Il pria le moine Thietmar de Mayence, de transcrire quelques lignes qui manquaient dans son exemplaire* Il

nous apprend par cette lettre qu'il avait à souffrir à la fois des fatigues de la guerre et de la violence des fièvres. Cette maladie fit de tels progrès parmi les troupes, a la fin de l'automne, que le roi fut obligé de licencier son armée.

Enivré par le succès, Charles se relâcha de la surveillance des captifs. Ascelin s'échappa et courut à Paris pour se justifier de toute complicité avec ceux qui avaient livré sa métropole.

Gerbert , heureux que son ami se fût échappé de la gueule du lion , pria l'archevêque de Trêves de lui faire rendre, par l'entremise d'Othon et de l'impératrice sa mère, non pas l'or et l'argent qu'il avait entassés dans son palais , mais les objets dont on ne pouvait décemment se passer , les tentures , les tapis et les autres choses de cette espèce. «

Adtflbéron survécut peu à la levée du siège ; les échecs éprouvés par le roi, le parti dangereux formé contre lui par quelques seigneurs, les ménagements de la cour d'Allemagne envers Charles de Lorraine attristaient son âme. Il voyait son œuvre compromise; une fièvre chaude l'enleva si rapidement, que Hugues, accourant pour empêcher que la ville de Reims ne fût livrée à ses ennemis, trouva l'archevêque mort [989, 25 janvier].

Âdalbéron fut enterré avec grande pompe. On grava sur sa tombe une épitaphe louangeuse, composée sans doute par son secrétaire. La réforme des clercs dans son diocèse , ses dons aux moines , son aumône perpétuelle pour les pauvres rendirent son nom cher et respectable à la plupart de ses contemporains.

L'histoire plus sévère doit flétrir la conduite de ce prélat envers les derniers Carlovingiens : ils étaient ses maîtres, ses bienfaiteurs; il leur avait juré fidélité , il les trahit.

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