CHAPITRE IX
justifier son innocence >. Louis XIV déclina encore cette responsabilité et ne leva point l'interdiction qui pesa, sur la fameuse comédie. Mais il ne la.ssa pas entamer a faveur dont il couvrait l'auteur comique, et comme la tempête grossissait toujours, il jugea à propos déplacer Molière etsa troupe sous sa protection inimediateM pria «on frère de lui céder ses comédiens leur assura S™ pension de six mille livres, et la troupe de Mo= devint des lors (août 16651 la troupe du roi. La Grangt Sur «on registre : « Vendredy, 14« aoust la troupe alà à Saint-Germain-en-Laye: le roy dit au s- de Mohere qu'il vouloit que la troupe doresnavant lu. «W«*»** ?a demanda à Monsieur. Sa M- donna en mesme temp six mille livres de pension à la troupe. ^»™*«2glm Monsieur, lu. demanda la continuation de sa P"^™et prist ce tiltre : La troupe du Roy au Palais Royal Celait une réplique péremptoire à ^J?££%*£ toutes les accusations. L'auteur de la Lettre sur les Obst rZns ; du sieur de Rochemont, profitant hab. ement de cette circonstance, s'exprime ainsi: « Le o., qu lia tant de choses avantageuses pour la religion, ce prmee sous qui l'on peut dire avec assurance que lheresie est aux abois et qu'elle tire continuellement à sa fin ce grLd ,-ôl quiiVa point donné de f^ "f^se rimniété oui l'a poursuivie partout et ne lui a laisse aùmm ieu^de retraite, vient enfin de connoitre que MoUère est vraiment diabolique, que diabo .que es sou cerveau, et que c'est un diable incarne (c étaient les ternes mêmes' de Rochemont et aussi, comme on la vu, de Pierre Roullél; et, pour le punir comme i le mente fl vient d'ajouter une nouvelle pension a celle qui 1 lu faisoit l'honneur de lui donner comme auteur, lui ayant d u°ne cette seconde et à toute sa troupe c= a se
fe méru de ceux que l'on veut opprimer dans son esprit comme il connoit souvent les vices de ceux qu on lui
V6BoS, bon'hrâien, mais d'une autre école, répliqua
avec vigueur aux Rochemont et aux Roullé ; il dit au roi dans son discours de 1665 :
Tous ces gen= éperdus au seul nom de satire... Ce sont eux que l'on voit d'un discours insensé Publier dans Paris que tout est renversé Au moindre bruit qui court qu'un auteur les menace Déjouer des bigots la trompeuse grimace. Pour eux un tel ouvrage est un monstre odieux: C'est offenser les lois, c'est s'attaquer aux cieux... Leur cœur qui se connoît et qui fuit la lumière, S'il se moque de Dieu, craint Tartuffe et Molière.