CHAPITRE XIII
^ ,0^1,,,- na« tant et oue je serois satisfait de lui, pourvu SoSugTâ^ *££ me^oint tuer. Cette grâce, Bn«, est un ?aVomcat de votre chapelle royale de Vinccnnes, vacant par
la0m^iHë demander encore eette grâce à Votre M.uesté le nroore jour de la grande résurrection de Tartuffe, ressuscité propre joui ue w B t première faveur, réconcilia
S^dSX; *W^I« cette seconde, avec les Sectes GTest pour moi, sans doute, trop de grâces a la fois. mais peut-être n'en est-ce pas trop pour Votre Majesté et mais p ul fut ,0,'ranf,p re«oectueuse, a réponse de
j'attends, avec un peu a assuranci it.[»t.iu i
mon placet.
Le ton enjoué et presque familier qui règne dans ees Quelques lignes exprime bien ee que le succès de ses longuès'et persévérantes démarches lui apporta* de contentement et de bonheur.
Quelques nouveaux efforts furent tentés parlesennen ,s de l'auteur 11 parut une petite comédie en un acte intitule « C HUal du Tartuffe, qui, selon toute vraisemblance ne fut jamais représentée et qu. était précédée d une lettre satirique. Cette lettre, où l'on a cru reconnaître le style de Pradon, se termine par ces deux vers :
Un si fameux succès ne lui fui jamais dû, Et s'il a réussi, c'est qu'on l'a détendu.
C'est pendant cette année que fut composée aussi la singulière rapsodie que nous avons eu l'occasion de etc. à p!i " eurs reprises : Ëlonure kypocondre "***?£ rengés, par Le Boulanger de Chalussay, Pf >ie* en "tf' Il est fort difficile toutefois de ™™^nd°^ rancune procédait cette œuvre; 1 indignation du parti religieux ne s'y trahit nulle part. Les médecins y sont non S maltraités que vengés. Elle semble .avoir etémspirée par une animosité personnelle dont la source es inconnue. Elle est l'œuvre d'un versificateur expert et d'un écrivain qui n'est pas sans verve.
La véritable1 opposition au Tartuffe eut heu dans les chaires des églises, où l'ordonnance de 1 archevêque de Paris eut d'éloquents défenseurs. Le grand prédicateur Bo rdaloue y soutint que « comme la Traie et la fausse
dévotion ont un grand nombre d'actions qui leur sont communes, et comme les dehors de Tune et de l'autre sont presque tous semblables, il est non-seulement aisé, mais d'une suite presque nécessaire que la même raillerie qui attaque l'une intéresse l'autre, et que les traits dont on peint celle-ci défigurent celle-là... Et voilà, chrétiens, ce qui est arrivé lorsque des esprits profanes et bien éloignés de vouloir entrer dans les intérêts de Dieu ont entrepris de censurer l'hypocrisie, non point pour en réformer l'abus, ce qui n'est pas de leur ressort, mais pour faire une espèce de diversion dont le libertinage pût profiter, en concevant et faisant concevoir d'injustes soupçons de la vraie piété par de malignes représentations de la fausse. Voilà ce qu'ils ont prétendu, exposant sur le théâtre et à la risée publique un hypocrite imaginaire, ou même, si vous le voulez, un hypocrite réel, et tournant dans sa personne les choses les plus saintes en ridicule, la crainte des jugements de Dieu, l'horreur du péché, les pratiques les plus louables en elles-mêmes et les plus chrétiennes. Voilà ce qu'ils ont affecté, mettant dans la bouche de cet hypocrite des maximes de religion foiblement soutenues, au même temps qu'ils les supposoieut fortement attaquées; lui faisant blâmer les scandales du siècle d'une manière extravagante; le représentant consciencieux jusqu'à La d se et au scrupule sur des points moins importants, où toutefois il le faut être, pendant qu'il se portoit d'ailleurs aux crimes les plus énormes; le montrant sous un visage de pénitent, qui ne servoit qu'à couvrir s<"'s infamies; lui donnant, selon leur caprice, un caract-u-e de piété la plus austère, ce semble, et la plus exemplaire, mais dans le fond, la plus mercenaire ei la plus lâche. »
Plus tard, Bossuet soutint la même thèse avec encore plus de rigueur et de fougue oratoire. Ces hommes éminents. entiers dans leur foi. croyaient sans aucun doute. en s'exprimant ainsi qu'ils faisaient, remplir leur mission et leur fonction sacerdotale. Le danger qui les frappait n'était nullement chimérique, et l'histoire du Tartuffe jusqu'à nos jours l'a suffisamment prouvé. Il faudrait être trop naïf pour essayer de démontrer aux hommes d'église qu'ils ont eu tort de se plaindre du Tartuffe, alors que