CHAPITRE XV
telles pauvretés, disoitM. le due de ***. -Q»f^-ce qnil eut d. , avec son Halaba, balachon? aonto.t M. le du
de "'. Le pauvre homme extravague; ,1 es epn.se S Quelque auteur ne prend le théâtre, u va tomber. Cet homme-là donne dans la farce italienne. »
H se passa cinq ou six jours avant que l'on représentât ce te pièce pour m seconde fois: et pendant ces cinq jour» Molière, tout mortifié, se tint cache dans sa chambre. H àppr hendoit les mauvais compliments des courtisans S, " H envoyait seulement Baron a la découverte q" lu, rapportoit toujours de mauvaises nouvelles. Tonte la cour étoit révoltée. , „ .
-Cependant on joua cette pièce pour lu seconde fois. A, rèsT représentation, le roi, qui n'avoit point encore porttson jugement, eut la bonté do dire à Molière : « Je ne ous a point parié de votre pièce à la première représentation, p'arce que j'ai appréhendé d tre sel Imt par la manière dont elle avoit été représentée, mais en vente Molière vous n'avez encore rien fait qui m ait plus d.vert e t vo tre pièce est excellente. » Molière reprit haleine au Liment de Sa Majesté, et aussitôt ,1 fut accable de louante" parles courtisans qui tous d'une voix répétaient a t bien me mal ce que le roi venait de dire a lavande de "a pièce. « Cet homme-là est inimitable, d.soit le mime duc de »": il y a une ri, «mica dans tout ce qu .1 feitqueles anciens- n'ont pas aussi heureusement ren-
"SSÇit dans la Ga,e«e,q«e la seconde représentation eut lieu le 16 octobre, trois jours, par conséquent. It 1 cina iours .après la première. Le Bourgeois gentilholne ut ' ncon'joue à Chambord le 20 et le 21, puis àtaût-G rnain-en-Lay.. le 9, le U et le 13 novembre. Lorsque la cour fut bien rassasiée de ce spertade Molière fut autorisé, à en réjouir la ville Le Bourgs gentilhomme fut donné au Palais-Royal le 23 novembre, et v reçut un joyeux accueil. ,
Loris XIV avait fait construire aux Tuileries, sur le nlaCde Gaspard Vigarani, la vaste salle des mac unes SZ£ à ïa'représentati.m des pièces à grand spec acle Molière fut chargé d'inaugurer cette salle. La fable de
Psyché, dont La Fontaine avait fait un roman mis au jour l'année précédente, fut le sujet qu'il choisit; mais, comme le temps lui manquait pour écrire la pièce tout entière, il prit pour collaborateur Pierre Corneille, qui avait alors soixante-cinq ans. Quinault composa les vers destinés à être chantés. Lulli fit la musique. La tragédie-ballet de Psyché parut aux Tuileries dans toute la splendeur de sa mise eu scène en janvier 1671.
La troupe, par une délibération qui est mentionnée sur le registre de La Grange, résolut de représenter la nouvelle tragi-comédie sur le théâtre du Palais-Royal. Il fallut, bien entendu, rabattre un peu des magnificences et des enchantements de la première mise en scène. On s'imposa pourtant des sacrifices, puisque, sans parler des frais extraordinaires, les frais ordinaires s'élevèrent pour cette pièce au chiffre de 351 livres par jour.
Voici un extrait de la délibération consignée sur le registre de La Grange :
« Ledit jour, mercredi. 15e d'avril, après une délibération de la compagnie de représenter Psyché, qui avoit été faite pour le roi l'hiver dernier, et représentée sur le grand théâtre du palais des Tuileries, on commença à faire travailler tant aux machines, décorations, musique, ballet, et généralement tous les ornements nécessaires pour ce grand spectacle.
« Jusques ici, les musiciens et musiciennes n'avoient point voulu paraître en public : ils chantoient à la comédie dans des loges grillées et treillissées; mais on surmonta cet obstacle et avec quelque légère dépense on trouva des personnes qui chantèrent sur le théâtre à visage découvert, habillées comme les comédiens, savoir :
M»« DE RlET-X M»" TCRFIX
MM. Forestier Graxdpré
M SKIER MM. RlBOX
Champenois Poussin
i Tous lesdits frais et dépenses pour la préparation de Psyché, en charpenterie , menuiserie, bois, serrurerie peintures, toiles, cordages, contrepoids, machines, ustensiles, bas de soie pour les danseurs et musicien-, vins