CHAPITRE XVI
. Us bastonnades de la «-^g£ÏÏEJj
. premier de notre temps pour 1 esprit etpourlesj
„ !,un vrai philosophe, ce »p» ^^ que
. les folies hraineS;fpntous"es^oors Cela montre bien
« celles dont il se moque tous les jouis .
. le peu que sont les hommes. » aUement le cara-
Boileau ne comprenait que fort : ^j"™^ le jugeait 1ère de son ami, et maigre ^^..^f^ compte de cette superficiellement. Il ne se rendait posta» «omi possession entière de l'auteur ^XheWse^u aucun de cette résolution obstinée de «eJ*j£P™^ ou rien, point et de rester inébranlable a son posie^ c'était le mot de Molière ; c est toujoui sle mot de la p ^ Molière s'était absolument donneau heatre J toute sa vie et tout son cœur. Ctoa dit .*£ H
pour l'auteur comédien, pour ^""Xqu'il traduit
•existence est double : les rêves d«sonespnMr ^
sur la scène chaque soir, deviennent un reaWe
la réalité; parfois, s^/ou,%^eu? alCplus loin en véritable moi, où est 1 illusion. On peut aller pi
si entre ces deux latences une £*«*££ de théàtre, confusion était à peu ^ «"J£££ avait presque où tant de vente se mêlait au mensong , totalement absorbé l'autre. Ce monde fictif, £
où son àme habitait. <>«^J^grfJSr. lorsque de le quitter? comment aurait-1 pu s ^ ,im la nature même n'était pus écoutée eUu i adr «les avertissements et d inutiles ; menace s
Loin donc de se rendre ^ oonseil un
Molière prit le parti de jeter a la ^matadie défi direct. Il -oolot opposer au dan e ^ ^ pressant une moquerie plus dec mee. ur
exténué, il entreprit de railler sur tot» tvrannique de la vie la crai nie pus U an me Lui qui était irréméd.ablemen Ira pp rt q. vainc!., il ne trouva pas de m «lieu ne .. OM g j^ senter qu'un homme bien portant qui trem nt
et qui est le jouet et la victime ***£££ > ^ luises terreurs. Ses ennemis ne lavaient itt 1
même d'hypocondre? Et bien! soit, il serait hypocondre, mais avec cette différence que ce qu'il y aurait de fictif dans son rôle, ce serait, non pas la maladie, mais la santé. Lorsqu'on se rappelle la disposition de corps et d'esprit où était Molière au moment où il composa le Malade imaginaire, cette pièce nous apparaît sous un jour nouveau. Tout y prend un autre sens, jusqu'aux petits vers du prologue :
Votre plus haut savoir c'est que pure chimère.
Vains et peu sacres médecins:
Vous ne pouvez guérir par vos grands mots latins.
La douleur qui me désespère, Votre plus haut savoir n'est que pure chimère.
Le curieux passage de la scène m du troisième acte, où Béralde, parlant de cet « impertinent de Molièri dit : « Il sera encore plus sage que vos médecins, car il ne leur demandera point de secours, » a l'air d'une protestation publique. La folle cérémonie qui termine la pièce, cette fantaisie étourdissante, où l'ironie et la dérision sont montées au diapason le plus aigu, produit sur nous l'effet d'une danse macabre. Toute la comédie enfin se transforme en un drame étrange, téméraire, et le dénoûment se perd dans le fantastique.
La première représentation du Malade imaginaire eut lieu le 10 février 1673, au Palais-Royal.
Pourquoi au théâtre du Palais-Royal? Pourquoi pas à la cour, à laquelle la pièce avait été évidemment d Une rupture entre Molière et Lulli avait été consommée pendant l'année 1672. Lulli, à qui des lettres patentes avaient permis d'établir à Paris une Académie royale de musique, abusait de son privilège, ne cessait de l'étendre et de le rendre [dus gênant aux autres théâtres.
Lorsque la Comtesse d'Escarbagnas fut jouée au Palais- Royal, Molière demanda une nouvelle musique à Charpentier, rivai du Florentin. De même pour le Malade \magina si a Charpentier qu'il eut recours, et
pendant que l'ouvrage était en préparation. Lulli lit signiiier à son ancien collaborateur les défenses qui limitaient rigoureusement l'emploi des musiciens et des instruments