‹ Vie de J.B.P. MolièreChapitre 7 sur 221 · ANGÉLIQUE · texte numérisé non relu

ANGÉLIQUE

Tu briguas chez Bary le quatrième employ : Bary t'en refusa, tu t'en plaignis à moy :

nO VIE DE MOLIÈRE

Et je m'en souviens bien qu'en ce temps-là mes frères

S'en gausoient, t'appelant le mangeur de vipère*,

Car tu fus si privé de sens et de raison

Et si persuadé de son contre-poison

Que tu t'offris à lui pour faire les épreuves,

Quoique dans le quartier nous connussions les veuves

De six fameux bouffons crevés dans cet employ.

En d'autres termes, le jeune Poquelin, emporté par la folle passion qu'il avait pour le théâtre, aurait été jusqu'à •oposer pour servir de pitre à ces charlatans. C'est . une invention absurde; mais il est permis de deviner, à travers ces grossières et ridicules exagérations d'un ennemi, le goût déclaré dont nous cherchons 1 s premiers symptômes. Jean Poquelin le tapissier avait s loges et demie en la halle couverte de la foire Saint- Germ . Là, pendant la durée de la foire, Molière enput faire connaissance avec l'Orviétan et Bary, ou du moins mai pour leurs parades une admiration

exce>- La Grange, dans la préface de L'édition de 1682, a staté l'inclination que Molière eut, dès ses humanités. p0ur ie , l'étude assidue qu'il en lit. Il

n'est pas sans int iconnaître, suivanl

s plausibl les des tréteaux l'attiraient

en même temps. Il n - lusif dans le choix de

îait, dès 1.' principe, dans toute

son étendue, ce domaine dont Boileau aurait voulu plus

tard lui supprimer la moitié.

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