ANGÉLIQUE
Tu briguas chez Bary le quatrième employ : Bary t'en refusa, tu t'en plaignis à moy :
nO VIE DE MOLIÈRE
Et je m'en souviens bien qu'en ce temps-là mes frères
S'en gausoient, t'appelant le mangeur de vipère*,
Car tu fus si privé de sens et de raison
Et si persuadé de son contre-poison
Que tu t'offris à lui pour faire les épreuves,
Quoique dans le quartier nous connussions les veuves
De six fameux bouffons crevés dans cet employ.
En d'autres termes, le jeune Poquelin, emporté par la folle passion qu'il avait pour le théâtre, aurait été jusqu'à •oposer pour servir de pitre à ces charlatans. C'est . une invention absurde; mais il est permis de deviner, à travers ces grossières et ridicules exagérations d'un ennemi, le goût déclaré dont nous cherchons 1 s premiers symptômes. Jean Poquelin le tapissier avait s loges et demie en la halle couverte de la foire Saint- Germ . Là, pendant la durée de la foire, Molière enput faire connaissance avec l'Orviétan et Bary, ou du moins mai pour leurs parades une admiration
exce>- La Grange, dans la préface de L'édition de 1682, a staté l'inclination que Molière eut, dès ses humanités. p0ur ie , l'étude assidue qu'il en lit. Il
n'est pas sans int iconnaître, suivanl
s plausibl les des tréteaux l'attiraient
en même temps. Il n - lusif dans le choix de
îait, dès 1.' principe, dans toute
son étendue, ce domaine dont Boileau aurait voulu plus
tard lui supprimer la moitié.