CHAPITRE VII
Tien=-toi neutre, et, tout pleiu a-Homère, Dds-mi bien qu'en vain rhorame e.pere
et blesser les autres. Chapelle en parla »
Nous venons de citer la <\e™7Xe pas moins dïntécurieuse. Le commencement a en offre pa ^
rét, quoiqu'il -it Plus emg.ua .que «V o r
touché très sensiblement, dit Chapeie. ^fe
sibilité d'aller à Pans de cinq ou s* jours, je ^^
de tout mon cœur en repos •* *f "| Votre 'chagrin, buerois de tout mon possible a^epasse ^ ^
e, je vous terois ^s»r^L to«iou« à le dissiper ou, moi une personne qui tachera *»ujou vous
pour le moins, à le P»**?^* *£ d!ms cette douce souhaite encore davantage ici c ^M M ,a
révolution de l'année, après le plu ^ jom.s se
France ait depuis ta^g. f^ deJ la cam. goûtent mieux que jamais. Toutes les ^^
pagne ne vont faire que cro tre , d embel rf
5„ „ert qui nous donnera des f mUes 1 que
que nous commençons a l trouai a in9 encore s.
chaud se fait sentir. Ce ne sera l pas contenter de celui tôt; et. pour ce voyage, il «w*aae£ lus
qui tapisse la terre et qui, pour s ous le a. noblement,
Jeune et foible, rampe par ; bas Dans le fond des près et n a pa»
Eneor la vigueur et la force De pénétrer la tendre eco.ce Du saule qui lui tend les bras.
La branche amoureuse et fleurie Pleurant pour ses nmssans appas,
Tout en sève et larmes 1 en prie,
FI jalouse de la prairie.
Dais cniq ou six jours se promet
De l'attirer à son sommet.
16 i VIE DE MOLIÈRE
« Vous montrerez ces beaux vers à Mlle Menou seulement: aussi bien sont-ils la figure d'elle et de vous... » Quelle est cette M1!e Menou? 11 est assez curieux que, dans la distribution manuscrite des rôles de YAndrom de Corneille, dont nous avons parlé ci-devant, ce même nom figure comme celui de l'actrice qui fut chargée du petit rôle d'r.phyre. L'auteur de Molière inconnu^ M. A. Baluffe, la dit « fille de Mathieu Roger (d de
Champluisant, ou Ghamplivault. ou Champ lisant, ad libitum ». Ce Mathieu Roger, ajoute-il, était frère de Roger de Menou de Champluisant qui, vers 1622, avait épousé Edme Luillier, d'une famille illustre dans la robe, et par conséquent Mi;e Menou était parente de Chapelle. Ce qui est certain, c'est qu'aucune personne de ce nom ne fit partie de la troupe comique depuis le retour et l'établissement de celle-ci à Paris. Nous avions conjecturé, dans notre premier travail sur Molière, que ce nom de Menou pouvait être un sobriquet enfantin désignant Armande Bejart dont nous allons parler. S'il nous est démontré que cette demoiselleJMenouexistâtréelleinent, nous devrons renoncer à cette hypothèse que nous n'avions hasardée, du r qu'à cause de la complète obscurité qui enveloppait ce nom. Mais la démonstration n'est point faite, et l'hypothèse peut être maintenue sans invraisemblance.
Parlons maintenant de cette Armand- Bejart qui, elle, s'offre à nous sous des traits fort saisissables. Madeleine Bejart avait près d'elle une jeune fille nommée Armande- Gresiùde-Claire-Élisabeth Bejart. Cette j-une fille était destinée, comme tous les Bejart. à entrer dans la carrière du théâtre. Molière prenait plaisir à former son esprit, à soigner son éducation. « Elle l'appela son mari, dit Grimare- -ut parler. »
Tout en s'occupant de la v; . enfant, Molière
se laissa séduire par cette printanière beauté, et il s'éprit peur elle d'un amour qui devait durer tout - Au commencement de cette année 1662, il se détermina à en faire sa femme. Il avait alors quarante ans. Son existence avait été singulièrement agitée, laborieuse et pareille à une lutte acharnée; plus d'une année sans doute compta double pour lui. Il ne pouvait se dissimuler