‹ Vie de J. CalvinChapitre 36 sur 95 · XLII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XLII INTRODUCTION

d'embrasser un ensemble de données abstraites , d'en tracer les grandes lignes et d'en déterminer les lois générales, excellait dans la dialectique, cet exercice tout de détail, qui exige de l'agilité plutôt que de l'étendue d'esprit, de la patience plutôt que de l'imagination. Entre lui et le principe qu'il représentait, il y eut donc encore cette contradiction, qu'il brilla surtout dans une science dont la Réforme allait précipiter la décadence.

La mort seule put arracher Calvin à ses travaux. Vainement les souffrances de tout genre accablaient son corps épuisé; son énergie, sa puissance de volonté le soutinrent jusqu'au dernier moment. Le 19 mai 1564, avant-veille de la Pentecôte, il réunit encore autour

INTRODUCTION. XUII

de lui les pasteurs de Genève, et les entretint quelque temps. Mais, de ce jour, la parole lui devint à peu près impossible; il se mit au lit, et « ne bougea plus de dessus ses reins. » Le 27, à huit heures du soir, il expira. « Voilà, dit son panégyriste, comme en un mesme instant ce jour-là le soleil se coucha, et la plus grande lumière qui fust en ce monde pour l'adresse de l'Eglise de Dieu fut retirée au ciel. »

Théodore de Bèze, qui, par son courage, son activité et son éloquence, avait depuis longtemps acquis le second rang à Genève, succéda sans opposition à Calvin, hérita de toute son influence, et suivit la même voie.

Les rapides considérations qui précè-

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