XLIV CONSEILS DU ROI JACQUES
pas évité , comme je l’aurais ilû , les occasions qui s’offrent chaque jour ; enfin parce que j’ai eu trop de confiance dans mes propres forces , et que j’ai eu de moi-raéme une o^nioA meilleure que je n’en aurais dû avoir. J’ai payé cher les fautes que j’ai commises; je désire en conséquence que vous évitiez celles dans lesquelles je suis tombé , et que vous ne vous laissiez point entraîner par le mauvais exemple ou par de viciensesinclinations. Considérez seulement que vous êtes chrétien, et que ce bienfait de la Providence vous impose de grandes obligations et vous assure aussi une grande récompense si vous les remplissez, tandis que vous vous trouverez dans la situation la plus déplorable si vous mourez dans le péché. Commencez de bonne hetire à bien vivre ; il vous sera plus facile d’y persévérer que de vous repentir après que vous serez tombé : car l’Église déclare que la conversion d’un pécheur est un plus grand miracle que la résurrection d’un mort. Même dans ce monde , il n’y a queceuxqui ont menéuncvie chrétienne qui puissent goûter quelque repos. Chaque péché porte avec lui son aiguillon , et rien ne peut remplir îe cœur de l’homuie et le rendre véritablement heureux , si ce n'est l’amour de Dieu. Les richesses, les honneurs, les plaisirs de la volupté ne sont que vanité et affliction d’esprit. C’est l'homme le plus sage qui a jamais existé et celui qui a le plus joui de tous ces plaisirs qui nous l’a dit. Pesez d’ailleurs et considérez bien la folie de ceux qui s’abandonnent au vice; ils sont toujours inquiets , ne jouisknt d’aucun repos et d’aucune tran-
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