‹ Vie de Jeanne d'ArcChapitre 36 sur 44 · ROTES · texte numérisé non relu

ROTES

crédit potius capta fuisse miraculose quam vi amiorum , et maxime fortalitium de Tournelles, in buto Pontis, et fortalitium Augustinentium , in quibus si ipse loquens cnm paucis armatis fuisset , ipse bene fuisset ausus exspectare , per sex vel septem dies, omnimodum potentiam armatorum ; et sibi videtur quod eum non cepissent.

(> 6 ) T. IV. Chboniques. Jean Chartier, p. 65. Et en estoit capitaine et garde , pour le roy d'Angleterre , le comte de Sufford, Anglois, et, en sa compaignie, de six à sept cents Anglois. — Journal du siège, p. 170.

(«7) T. III. Procès de réhabitit. Déposition du duc (TAlençon, p. 95. ïpsa tune Johanna , videns inter eos difficultatem, dixit « quod non timerent aliquam multitudinem, nec fa* cerent difficultatem de dando eisdem Anglicis insultum, quia Deus conducebat eorum opus; dicens ipsa Johanna , quod nisi esset secura quod Deus deducebat hoc opus , quod ipsa pra> diligeret custodire oves quam tantis periculis se exponere. »

( l8 ) T. IV. Chroniques. Perceval de Cagny, p. 12.

(-9) T. ///. Procès de réhabilita Déposition du duc d?A* lençon , p. 95. Quod videns ipsa Johanna , accepto suo vexillo, i vit ad invasioncm, commonendo armatos , quatenus haberent bonum cor. Et tantum fecerunt quod, il la nocte, armati régis fuerunt hospitati in suburbiis de Jargeau.

( ,0 ) T. IV. Chroniques. Perceval de Cagny, p. 12. — T. L Procès de condamn. 4 e interroge p. 79. Ipsa dixil quod Anglici de Gergolio recédèrent in suis gipponibus vel tunicis, vita eorum salva, si vellent; alioquin caperentur per insultum.

(") T. III. Procès de rèhabilit. Déposition dn duc d'Atençon, p. 100. Erat multum experta in prœparatione de Cartillerie.

C aï ) T. IV. Chboniques. Perceval de Cagny , p. 13.

(»*) T. HI. Procès de réhabilit. Déposition du duc d'Alençon, p. 96-97. Nous empruntons à cette importante déposition toutes les principales circonstances de notre récit. — Voy. aussi t. IV, Percevalde Cagny y p. 13, — le Journal du siège, p. 171-72-73, et les autres chroniques.

T. IV. Chroniques. Perceval de Cagny, p. 13.

(» 5 ) T. IV. Chroniques. * Jean Chartier, p. 05. Ils gaguierent le pont 6Ùr les Anglais, et, ce fait, y establirent bonne garnison. — Journal du siège, p. 174. Le pont de Meung, nonobstant la défense des Anglois , fut prins de plain assault , sans guèresarrester. — Jean de IVavrin du Forestel, p. 417. Les Anglois ne trouvèrent nulle résistance en la ville , fors tant seullement que le pont se tenoit pour les Franchois.

( a6 ) T. IV. Chroniques. Jean de iVavrindu Forestel, p. 413 et suiv. — Perceval de Cagny, p. 14.

(*7) T. III. Procès de réhabilit. Déposition du duc d'Alençon, p. 97. — T. IV. Chroniques. Perceval de Cagny, p. 14; — Jean Chartier, p. 66 ; — Journal du siège, p. 174.

( î8 ) T. III. Procès de réhabilit. Déposition du duc d'Alençon, p. 98. Ipsis existentibus coram Castro, audiverunt nova, quod dominus connestabularius cum certis armatis vcniebat... Et dixit ipse loquens ipsi Johannai quod, si ipse connestabularius venirct, ipse recederet, quia habebat in mandata de non recipiendo in sua societate dominum connestabularium.

(*9) T. III. Procès de réhabilit. Déposition du duc dAlençon y p. 98. Venit quidam de societate Lahire, qui dixit loquenti quod Anglici veniebant , et quod eos cito vultuatim haberent. Tune Johanna dixit domino connestabulario : « A! beau connestable , vous ri estes pas venu de par moy ! Sed quia venistis vos bene veneritis. »

(*») T. IV. Chroniques. IVavrin du Forestel, p. 416.

Hz (les Anglois) parvinrent assez prez de Beaugensi; les François , advertis de leur venue , eulx environ vi mille combatans, se rengèrent et misrent en bataille sur une petite montaignette, etc. — Réponse des gens de la Pucelle aux héraults Anglais , citée dans le récit.

( 3l ) T. 1P\ Chboniques. Journal du siège, p. 175; — Jean Chartier, p. 67 ; -—Perceval de Cagny , p. 15.

( 3a ) Pour le récit de la bataille de Patay , nous avons surtout consulté le témoignage du chevalier Jean de Wavrin , seigneur du Forestel, près de Lille, qui était sous les ordres de Falstolf. T. If. Chboniques, p. 418, et suiv. — yoy. aussi, t. ///. Procès de réhabilita l'importante déposition du duc dAlençon, p. 98-99; — celle de Dunois, p. 11 ; — et T. II. Perceval de Cagny et les autres chroniques. — Pour le nombre des combattants , nous nous en référons à l'assertion du greffier du parlement de Paris, Clément de Fauquemberque. T. If, p. 463 : Les ennemys estans en presque pareil nombre...

( 33 ) T. III. Procès de réhabilit. Déposition de Louis de Contes, p. 71 . Ipsa Johanna erat multum pia , et habebat magnam pietatem de tanta occisione ; quia , cum unus GalHcus duceret certos Anglicos captivos, ipse, qui eos duccbat, perçus sit unum il Ion un in capite, in tantum quod ipsum reddidit quasi mortuum. Ipsa Johanna , hoc videns, descendit de equo, et fecit eumdem Anglicum confiteri , tencndo eum per caput et consolando eum pro posse. — De Simon Beaucroix, p. 81. Et erat pia non solum erga Gallicos , sed etiam erga inimicos. — De Pasquerely p. III. De pauperibus armât is , esto quod essent de parte Anglicorum, ipsa multum compatiebatur, quia, dum videbat eos in extremis vel vulneratos , faciebat eos confiteri.

(34) x. iy. Chroniques. Journal du siège, p. 178; — Percecal de Cagny, p. 16. Le dimanche , xix e jour dudit mois de juing, la Pucelle, le duc d'Alencon et tout le sourplus de la

compaignie , s'en alèrent gésir à Orléens et entour la ville , et là , feurent rcceuz très-grandement.

( I5 ) T. III. Procès de réhabilit. Déposition de Dunois , p. S. Crédit ipsam Johannam esse missam a Deo, et actus ejus in bello esse potius divino adspiramine quam spiritu humano. — P. 10. Tune dominus dux Alençonii , in praesentia domini constabularii , dicti Domini deponentis et aliorum plurium, petiit a Johanna quid ipse deberet faeere. — Du duc d'Alençon, p. 100. Johanna, in facto guerrœ , erat multum experta, tam in portu lanceae , quam in congregando exercitu et ordinandis bel lis ; et in hoc mirabantur omnes, quod ita caute et pro vide agebat in facto guerrae ac si fuisset unus capitaneus, qui facta guerrae per xx aut xxx annos exercuisset , et maxime in pra> paratione'de ï artillerie, quia bene in hoc se habebat. — De Pierre Milet , p. 126. Audi vit dici a domino de Gaucouri et aliis capitaneis quod ipsa erat multum docta in armis , et mirabantur singuli de sua industria. — De Aignan Fiole, p. 128. Et tune dicebatur quod ipsa erat ita experta in ordinatione armatorum, quantum poterat ; imo capitaneus, nutritus et eruditus in bello, ita experte nescivisset facere ; unde ca pi tan ci erant mirabiliter admirati. — Du seigneur de Termes» chevalier, p. 119. Non erat possibile cuicumque homini melius agere in facto guerrœ. De omnibus factis per eamdem Johannam, plus crédit esse divinitatis quam humanitatis. Nam, in conductu et dispositione armatorum, et in ordiuando bello, et animando armât os , ipsa ita se habebat ac si misset subtilior capitaneus mundi , qui, totis temporibus suis, edoctus fuisset in guerra. — Voy. encore les dépostions de Simon Charles, p. 1 16. — De Robert de Farciaulx, p. 32. — T. IF. Chroniques. Perceval de Cagny,p. 3, p. 14 : Rien ne povoit résister contre la Pucelle , et elle metoit toute l'ordonnance de sa compaignie en telle conduite comme elle vouloit , tout ainssi comme devroient et pourroient faire le conestable et les mareschaulx d'un ost. Et p. 16. — 7\ /'. Lettres, actes, etc.

Lettre d Alain Chartier au duc de Savoie (?) p. 135. Si est conflictura cum hoste , ipsa exercitum durit , ipsa castra locat, ipsa praeliuni , ipsa aciem instruit , et fortiter opéra militis utitur, et quam prideoi opéra ducis exsequitur.

(0 T. IV. Chroniques. Perceval de Cagny , p. 1(5. Le dimanche xix c jour de juing , la Pucelle , le duc d'Alencon et tout le sourplus de la compaignie , s'en alèrent gésir à Orléans.. Et furent audit lieu d'Orléans depuis ledit dimanche jusques au vendredi ensuivant, xxmi c jour dudit mois.

( a ) T. V. Lettres, actes, etc. Fourniture d'un habillement faite à la Pucelle aux frais du duc d'Orléans , p. 112. Cramoisi et vert , couleurs de la maison d'Orléans. — Le vert était gai ou clair; depuis l'assassinat du duc Louis, il fut remplacé par le vert brun ; cette couleur fit place au vert perdu, ou tout à fait sombre, depuis la bataille d'Azincourt.

( 3 ) T. IV. Chroniques. Journal du siège , p. 178. Ceulx d'Orléans , cuidans que le roy deust venir, avaient faict tendre et parer la cfté ; mais il ne vint pas , et en furent mal contens ; et le roy se tenait à Sully-sur-Loire.

0) T. If. Chroniques. Perceval de Cagny, p. 16-17.

( 5 ) T. IV. Chroniques. Perceval de Cagny, p. 17. Le connectable s'en retourna en son ostel de Partenay , très marry de ce que le roy ne vouloit prendre en gré son service. — Jean

!\OTLS

( hartler, p. 70. Et, pour reste heure estoit le sire de la Tremolle avec le roy de France, et disoit-on qu'il avoit fort entreprins le gouvernement du roy et du royaulme de France. . . Et il faillit que le connestable, qui avoit bien en sa compaignie douze cents combattants , s en retournast ; et aussy firent plusieurs aultres seigneurs et capitaines, desquelz ledit sire de la Trémollt* se doubtoit. Dont ce fut très % grant dommaige pour le roy et son royaulme. — Journal du siège , p. 178. La Pucelle parla au roy du connestable , et luy pria qu'il luy voulsist pardonner son mal taleut.. Le roy, pour l'amour de la Trémoulle, qui avoit la plus grant auctorité entour luy , ne voult souffrir qu'il se trou vas t avecques luy, au voyaige de son sacre : dont la Pucelle fut très déplaisante , et si furent pluiseurs grans seigneurs, cappitaines et autres gens de conseil , congnoissant qu'il en envoyoit beaucoup de gens de bien et de vaillans hommes.

( 6 ) T. W. Chroniques. Percevalde Cagny , p. 18.

(:) T. III. Procès de réhabilU. Déposition de Gobert Thibaut, p. 76. Johanna fecit congregari gentes armorum, et fuerunt multi inventi, quia quilibet eam sequebantur. — T. IV. Chroniques. Perceval de Cagny, p. 18. Tous chevaliers, escuyers , gens de guerre et de commun ne refusoîent point de aler servir le roy pour ce voyage , en la compaignie de la Pucelle , disans que ilz yroient partout où elle vouldroit aler. — Jean Chartier, p. 64. Et gens de toutes parts vinrent an service du roy , plus pour acompaignier ycellc Jehanne la Pucelle que aultrement , en espérance qu'elle venist de par Dieu , plus que pour gaiges ne aultres proffiz qu'elle eust du roy. — Chronique de la Pucelle, p. 248. Gens d'armes venoient encores de toutes parts au service du roy ; et plusieurs gentilzhommes , non ayans de quoy eux armer et monter, y alloient comme archers et coustillers , montez sur petit chevaulx.

( 8 ) T. y. Lettres, actes, etc. Fragment d'une lettre smdes prodiges advenus en Poitou, 2.3 juin 1429, p. 122. Tout

DU CHAPITBE V

le pays de Bretaigne est espavanté ; et mondict seigueur le duc, ayant fait le serement aux Anglois, disent ( les Bretons) qu'ils eoguoissent leur destruccion par luy.

(9) T. ///. Procès de réhabilit. Opinions et mémoires extra judiciaires; Traité de Jacques Gelu, archevêque d'Embrun, mai 1429, p. 393 et suiv. — Gelu discute cinq questions : Primo, utrum divinam majestatem deceat de unius hominis actibus, aut regni singulariter se intromittere. — Secundo, utrum Deus sua magis per angelos quam per homines habeat expedire. — Tertio, utrum deceat divinam sapientiam quai viris competunt sexui muliebri committere. — Quarto, si, et per quae valemus cognoscere opéra esse a Deo an arte diabolica facta. — Quinto, si ordinatione aut dispositionc divina aliqua sint facienda , utrum sine prudentia humana sint peragenda. — P. 405. A fructibus eorum cognoscetis eos. — Développement de cette parole appliquée à la conduite de Jeanne.

— P. 409. Conclusion : Quare consuleremus quod primo et priucipaliter exquireretur votum Puellae , et, quamvis esset dubiumnobis, vel non magnam apparentiam quoad nos habens, quod tamen , si fixe aliquid diceret , illud dominus rex sequeretur, tanquam a Deo, propter manutenentiam negotii sibi commissi , inspiratum servaretur.

( 10 ) T. III. Procès de réhabilit. Opuscidum magistriJohannis de JarsonnOy cancellarii parisiensis, super facto Puellx, editum Lugduni ann. Dom. mcccc xxix , die xiv maii, p. 298 et suiv. (Gerson mourut le 12 juillet de cette année).

— P. 304. Istc unicus est finis : Bene vivere , pie ad Deum , juste ad proximum , et sobrie, hoc est virtuose et temperanter, ad se ipsum. Gratia Dei, osteusa in hac puella, non accipitur et traducitur per se aut alios ad vanitates curiosas , non ad mundanos quœstus , non ad odia partialia, non ad sediliones conlentiosas, non ad vindictas de prœteritis, non ad gloriationes ineptas ; sed in mansuetudine et orationibus cum gratiarum actionc, etc.

NOÎKS

(") T. III. Procès de réliabilit. Propositions de maître Henri de Gorcum pour et contre la Pucelle, juin 1 429, p. 4 11 et suiv. Les propositions pour sont au nombre de six , ainsi que les propositions contre ; niais les premières ont une force que les secondes sont bien loin de détruire.

(•») T. III. Procès de réhabilit. Opinions et mémoires extra-judiciaires. Sibylla Francica. Dissertations d'un Clerc allemand du diocèse de Spire, juillet-septembre 1429, p. 422 et suiv. — P. 464. Ista virguncula, in regno Francise, laudatur ab omnibus in professione fidei catholicae, et in caerimoniis invenitur suffulta ; sacramenta ecclesiastica valde veneratur ; vita laudabili couversatur ; religiosa in actis et agendis , in nomine sanctae Trinitatis cuncta opéra, quantumeunque grandia, aggreditur et ad finem perducit optatum ; firmans pacem , pauperum tollens inopiam, justitiam sectando diligit; nihil vanitatum mundi neque pomparum aut divitiarumexquirit.... Puto , salva ampliori informatione , quod res per eam acta sit ordinatione divina.

( ,3 ) T. V. Lettres, actes, etc. Lettre de Perceval de Boulahivilliers , 21 juin 1429, p. 114; et lettre a" Alain Chartier à un prince étranger, juillet 1429, p. 131 .

(••*) T. V. Lettbes, actes, etc. Lettre de Boulainvilliers, p. 116. In nocte Epiphaniarum Domini , qua gentes jucundius soient actus Cbristi reminisci, hanc iutrat mortalium lucem , et ( mirum) omnes plebeii loci illius inaestimabili conimoventur gaudio, et , ignari nativitatis puellae , hinc inde discurrunt, investigantes quid novi contigisset.... Galli, velut novae lœtitiaî prsecones, prœter solitum, in inauditos cantus prorumpunt , et, alis corpora tangentes , fere per duas horas novae rei praenosticare videntur eventum.

( l5 ) /rf., ibid. Alitur infans, quœ ut crevisset et annosattigisset septenos , agricolarum gentium more , agnorum custodia? a parentibus deputatur; in qua Dec ovicula cognoscitur

deperiisse , née quicquam a fera exstitit devoratum ; et, quando affuit in patenia <}omo, omnes familiares tanta securitate protexit , ut nec hostis , fraus barbaronim vel malitia in minimo contingerent.

(* 6 ) Id., ibid. Tanta celeritate secundo et tertio cursu movebatur, quod minime eam terram calcare credebant , adeo ut una puellarum exclamaret : Johanna , video te volantem juxta terram.

(«:) /d., p. 117. Tous les détails qui suivent, dans la lettre, deviennent conformes à la vérité.

( ,g ) T. V. Lettres, actes, etc. Lettre $ Alain Chartier, p. 135. Hœc est illa quae non aliunde terrarum profecta est, quae e cœlo demissa videtur, ut ruentem Galliam cervice et humeris sustineret. Hœc , anglicam ferociam comprimens, gallicam excitavit audaciam , gallicam prohibuit niinam , gallicum excussit incendium. O virginem singularem ! omni gloria , omni laude dignam , diguam divinis honoribus ! Tu regni déçus ! tu lilii lumen ! tu lux ! tu gloria non Gallorum tantum, sed christianorum omnium ! Non Hectore reminiscat nec gaudeat Troja, exsultet Grœcia Alexandro, Annibale Africa, Italia Cœsare et romanis ducibus omnibus glorietur. Gallia , etsi in pristinis multos habeat , hac tamen una puella contenta , audebit se gloriari et, laude bellica, caeteris nationibus se comparare, verum quoque, si expediet, se anteponere.

(»9) T. V. Lettres, actes, etc. Lettre de Jeanne aux liabitantsde Toumay. Gien, 25juinU29.— La bonne ville de Tournay , qui, à ses risques et périls , demeurait fidèlement attachée à la France , envoya en effet ses députés au sacre. Leur retour est attesté par les registres municipaux. Il est très-probable que Jeanne ne se borna pas à convoquer les représentants d'une seule ville, mais qu'elle fit un appel du même genre à beaucoup d'autres cités du royaume.

(**) T. IV. Chroniques. Perceval de Cugny , p. 18. —

1 /auteur dit qu elle quitte (lien deux jours avant le partemenf, qui eut lieu le 29. Cest donc le 27 qu'elle sortit de la ville.

( ai ) Voyez, sur la diseipline que Jeaune établissait dans farinée, presque toutes les dépositions : — T. III. Procès de réhabilit. et spécialement celles — de Louis de Contes, p. 73. Non volebat quod in exercitu essent mulieres. — De Simon Beaucroix, p. 81. In exercitu nunquam voluisset quod aliqui de sua societate deprœdarent aliquid; nam de victualibus, quœ sciebatdepnedata, nunquam volebat comedere ; nunquam volebat quod mulieres difîamatae equitarent in exercitu cum armatis, et cogebat eas recederc , nlsi ipsi armati velleut easdem inuvorcs ducere. — De Pasquerel, p. Ut. Aliquando non inveniebantur victualia necessaria ; ipsa tamcil nunquam voluisset comedere de victualibus ablatis.

(") T. IF. Chroniques. Journal du siéye , p. 180.

T. IV. Chroniques. Perceval de Cagny , p. 19.

/'. IV. Chroniques. Perceval de Cagny, p. 18.

(* s )'ï\ ///. Procès de réhabilit. Déposition de Pasquerel, p. 1 10. Et plufies audivit dicere dicta? Johannœ quod de facto suo eratquoddam ministerium; et, quum sibi diceretur : Nunquam talia fuerunt visa sicut videntur de facto vestro; in nullo libro legitur dtv tolrbus lactis; ipsa respondebat : « Domiuus meus babet unum librum , in quo unquam nullus clericus legit , tantum sit perfectus iu clerieatura. »

(* 6 ) T. V. Lettres, actes, etc. Lettre de Gui de Lacal, p. 110.

^7) T. IV. Chroniques. Jean Chartier, p. 72. Et cbevaulcha tant ledit roy qu'il vint devant la cité d'Aucerre , laquelle cité ne lui lit pas plaine obéissance; mais vindrent aucuns bourgeois d'icclle cilé, et disoit-on qu'ilz avoient doimé argent audit sire de l.a Trimolle, adfin qu'ilz démoulassent en trêves pour ycelle foiz De laquelle chose furent bien mal con-

DU CfiAÊIÎRE V. 301

feus aucuns seigneurs et capitaines d'ycellui ost, et en parloient bien fort , en murmurant contre ycellui seigneur de La Trimolle; et vouloit tousjours ycelle Jeanne que ycelle ville fust assaillie. — Journal du siège, p. 181. Ceux de la cité donnèrent secrettement deux mil escus au seigneur de La Trémoille, afin qu'il les gardast destreassailliz... dont furent très mal contens les pluiseurs de l'armée, et meismement la Pucelle.

( a8 ) T. IV. Chroniques. Jean Rogier. Recueil de chartes, titres y arrestz notables , qui se trouvent en la maison et hostel de ville ; comme aussy en la chambre de Ceschevinage de la ville de Reims. P. 284 , et suiv. — Ce recueil, qui renferme des lettres de Charles VII, de la Pucelle, etc., est la source la plus importante où l'historien puisse puiser pour tous les détails du voyage de Reims.

(*9) T. IV. Chroniques. Jean Rogier, p. 287- Voici la lettre de Jeanne :

« Jhesus Maria.

Très chiers et bons amis, s'il ne tient à vous, seigneurs, bourgeois et habitans de la ville de Troies , Jehanne la Pucelle vous mande et fait sçavoir, de par le roy du ciel , son droitturier et souverain seigneur, duquel elle est chascun jour en son service roial , que vous fassiés vraye obéissance et recongnoissance au gentil roy de France, quy sera bien brief à Kains et à Paris, quy que vienne contre, et en ses bonnes villes du sainct royaume, à l'ayde du roy Jhésus. Loiaul* François, venés au devant du roy Charles , et qu'il n'y ait point de faulte ; et ne vous doubtés de voz corps ne de voz biens , se ainsi le faictes. Et se ainsi ne le faictcs , je vous promectz et certiffie sur voz vies, que nous entrerons, à l'ayde de Dieu, en toultes les villes qui doibvent cstre du sainct royaulme , et y ferons bonne paix fermes, quy que vienne contre. A Dieu vouscommant; Dieu soit garde de vous, s'il luy plaist. Responec brief. Devant la cité de Troyes, escrit à Saint-Fale, le niardv 4 e jour de juillet. »

( u ) T. IV. Chroniques. Jean Rogier y p. 290. Les lettres de Jehanne la Pucelle avoient esté portées audiet Troyes par un nommé frère Richard le prescheur ; les habitans en baillèrent advisaux habitans de Rains , leur mandans qu'ilz avoient esté fort esbahis dudict frère Richard , d'autant qu'ils cuidoient quecefustung très bon preudhomme, mais qu'il estoit venu sorcier.

( 3 «) T. I. Procès de condamn. interrog. du 3 mars, p. 100. Interroguée quelle chière frère Richard lui feist, respoiul « que ceulx de la ville de Troyes, comme elle pense , Fenvoierent devers elle, disans que ilz doubtoient que ce ne feust pas chose de par Dieu; et quant il vint devers elle, en approchant, il faisoit signe de la croix, et gectait eauc benoicte; et elle lui dist : Approuchez hardiement , je ne m'envouleray pas. >»

T. IV. Chroniques. Jean Rogier, p. 288, et 290.

( 33 ) T. IV. Chroniques. Jean Courtier, p. 74. Presque tous eeulx du conseil furent d'oppinion que ledit roy et son ost s'en retournassent. — Journal du siège, p. 182 : Le plus d'eulx remonstrèrent que, pour la force de la ville de Troyes et la faulte d'artillerie et d'argent, estoit meilleur de retourner

M T. III. Procès de réhabilit. Déposition de Dunois , p. 13. Regc tenente consilium pro^advisando si esset expédier transire ultra, eundo de direct o Remis, et dimmittendo ipsam civitatem Trecensem...

T. III. Procès de réhabilit. Déposition de Dunois, p. 13. Puella intravit consilium , dicens talia verba vel similia : « Nobilis Dalphine, jubeatis venire gentem vestram, et obsidere villam Trecensem, nec protrahatis amplius longiora consilia, quia, in nomiue Dei, ante très dies, ego vos introducam infra civitatem Trecensem, amorc, vel potentia; et erit falsa Rurgundia multum stupefacta. »

( 16 ) T 111. Procès de réhabilit. Déposition de Dunois,

DU CHAMTBE V.

p. 13. Puella ûxit tentoria sua juxta fossata, fecitquc mirabilesdiligeutias, quas etiam non fecissent duo vol très usitati et mapis famati hommes armorum; et taliter laboravit in nocte illa r quod, incrastino, episcopus et cives dederunt obedientiam régi.

( 3 ~) Voyez, pour la reddition de Troyes : T. IV. Chroniques. Jean Chartier, p. 74-76; — Journal du siège, p. 182- 183; — et t. III. Procès de réhabilit. Déposition de Dutwis, p. 13 , 14 ; — de Simon Charles, p. 117.

(38) f. IV. Chroniques. Jean liogier, p. 298.

( 3 9) T. IV. Chroniques. Jean Rogier,p. 290, 291, 294, 295-298. Les divers passages cités par Jean Rogier ne laissent aucun doute sur l'existence d'un parti français à Reims et sur la déGance des capitaines anglais et bourguignons.

(4°) Chroniques. Jean Rogier, p. 298. Les habitans de la ville de Rains estans advertys de l'acheminement dudiet roy Charles, envoyèrent au-devant de luy jusques à Scpt-Saulx nombre de notables bourgeois de ladicte ville, quy offrirent au roy plaine et entière obéissance, comme à leur souverain.

T. IV. Chroniques. Perceval de Cagny,p. 19.

Voyez, pour les détails de la cérémonie du sacre, /. V. Lettres, actes, etc., p. 128, l'importante lettre, datée du 17 juillet, dans laquelle trois gentilshommes angevins informent la reine et la reine-mère de toutes les circonstances de cette journée. — Voy. aussi, t. IV. Chroniques. Perceval de Cagny , p. 20 ; — Jean Chartier, p. 76 ; — Journal du siège y p. 184-186.

(tt) T. V. Lettres, actes, etc., p. 121. Lettre de la Pucclle au duc de Bourgogne, 17 juillet 1429.

(**) T. III. Procès de réhabilit. Déposition de Husson le Maislre,p. 198. Non tamen vidit Johannam , nisi dum venit Remis, in qua villa ipse loquens tum morabatur; et ibidem rrant pater ipsius Johannac et Dominus Petrus, ejus frater, qui

habcbant magiiam familiaritatem cum loquente etuxoresua* quia erant compatriote. — T. V. Lettbes, actes, etc. Délibération du conseil de la ville de Reims , p. 141. A este délibéré de paier les despens du père de la Pueelle , et de lui bailler un cheval pour s'en aller. — Extraits des livres de comptes, p. 266. A Alis, vefve feu Raulin Moriau, hostesse de XAsne rayé, pour despens fois en son hostel par le père de Jehanne la Pueelle, ordonné estre payé, des deniers communs de ladicte ville, la somme de 24 livres parisis.

(45) 7\ i\ Lettres, actes, etc. Extraits des livres de comptes, p. 267. A Jehanne la Pueelle, à Rains, que le seigneur roy lui feit bailler et deslivrer pour bailler à son père : 60 livres tournois.

C* 6 ) T. V. Lettbes, actes, etc. Exemption d'impôts accordée aux habitants de Greux et de Dompremy, en considération de la Pueelle, p. 137. — L'acte est du 31 juillet, et donné à Château-Thierry. Néanmoins Jacques d'Arc dut le porter dans son village ; il séjourna sans doute à Reims pour l'attendre ; en effet, la délibération du conseil qui lui accorde tin cheval est du 5 septembre.

!»: Va;

(•) T. f. Lettres, actes, etc. Lettre de Jean Desch, secrétaire de ta ville de Metz, 16 juillet 1429, p. 353, (texte allemand). Le roi a envoyé son principal capitaine devant deux villes : Tune s'appelle Sainte-Menehould , l'autre Yitry \ elles sont occupées , mais on pense qu'elles se rendront. Rperoay s'est rendu au roi cette semaine. Le duc de Bourgogne aurait bien voulu avoir les Flamands et les Picards pour secourir le régent d'Angleterre, qui est son beau-frère ; mais ils n'ont pas voulu l'aider hors de leur pays ; et ainsi il est trop faible pour entrer en France,

(') T. V. Lettres, actes, etc. Lettre de la Pucelle aux Anglais, p. 96. — Lettre de Gui et André de Laval, p. 10(>, déjà citée. La phrase que nous empruntons se trouve à la page 107.

( 3 ) T. IV. Chroniques. Jean Rogier, p. 287. — Nous avons cité la lettre entière aux habitants de Troyes , dans les notes qui accompagnent le 5 e récit.

( ») T. /IL Procès de rêhabUit. Déposition du duc d?Alenvon , p. 99. Dicebat (Johanna) se habere quatuor onera,

TSGTKS

videlicet : fugare Anglicos ; de faciendo regem coronarî et consecrari Remis; de liberando ducem Aurelianensem a nianibus Auglicorum ; et de levando obsidionem positam per Anglicos ante villam Aurelianensem.

( s ) T. IV. Chroniques. Percevalde Cagny t p. 20. — La chronique de Perceval de Cagny , découverte et mise au jour par M. Quicherat, est le document le plus important que nous possédions sur toute la partie de l'histoire de Jeanne qui fait la matière de ce récit. Perceval était un serviteur du duc d'Alençon ; son récit jette sur la période qui nous occupe une lumière et un intérêt tout nouveaux.

( 6 ) T. IV. Chroniques. Perceval de Cagny , p. 20; — Jean Chartier, p. 78 ; — Journal du siège, p. 187.

(:) T. IV. Chroniques. Percevalde Cagny, p. 50-21 , et les autres chroniqueurs.

( 8 ) T. IV. Chroniques. Percevalde Cagny , p. 23. Le duc de Bar, qui estoit venu devers le roy à Provins , est oit en sa compaiguie. — Les autres chroniqueurs placent l'arrivée du duc à Reims. L'autorité de Perceval de Cagny nous paraît In plus considérable ; elle est d'ailleurs confirmée par les détails du sacre. Comment admettre que le duc de Lorraine et de Bar n'eût pas même été nommé dans le récit de cette imposante solennité s'il eût été présent lorsqu'elle fut célébrée?

(9) T. IV. Chroniques. Jean Chartier, p. 79. Comment le roy s'en vouloit aler de l'isle de France. — Journal du

siège, p. 188.

(«0 T. IV. Chroniques. Perceval de Cagny, p. 21, et les autres chroniqueurs.

(«») 7. IV. Chroniques. Clément de Fauquembergur, greffier au parlement de Paris, p. 453.

( ? ) T. // . Chroniques. Monstrelet, ch. LA/ , p. 3S2

(» *) T. If*. Chroniques. Perceval de Cagny, p. 21, et les autres chroniqueurs. — Voy. aussi le récit de Moustrelet, ch. LXri, p. 38G. Ce récit, très favorable aux Anglais, n'en laisse pas moins apercevoir l'intention formelle de Bedford dîne pas livrer bataille.

T. IF. Chroniques. Perceval de Cagny , p. 23-24.

(•*) r. IV. Chroniques. Le hérault Berry, p. 47.

(,6) T iy Chroniques. Monstrelet, ch. LXIII,p. 377 , et ch.[LXX, p. 391.

(•t) T. V. Lettres, actes, etc. lettre de la PueeUejtux habitants de Reims, 5 août 1429, p. 139. Et est vray que le roy a faict trêves au duc de Bourgoigne, quinze jours durant, par ainsi qu'il ly doibt rendre la cité de Paris paisiblement , au chief de quinze jours.... Des trêves qui ainsi sont faictes, je ne suis point contente , et ne sçay si je les tendroy ; mais, si je les tiens, ce sera seulement pour garder l'honneur du roy. Je vous requiers, mes très chers, que vous faictes bon guet, et gardez la bonne cité du roy.

(«») T. IL Procès de réhabilit. Déposition de Gérardin (ÏEpinal, p. 423 Vidit eam Catalaunis, cum quatuor dieta> villa?, et dicebat « quod non tune bat nisi proditionem. »

(«<>) T. III. Procès de réhabilit. Dépositionde Danois, p. 14. Rege veniente apud Laferté et apud Crespy en f alois, veniebat populus obviam régi exsultans et clamans : Noël ! Tune ipsa Puella, equitando inter archiepiscopum Remensem et dietuui dominum deponentem, dixit verba quœ sequiuitur : « Ecce bonus populus ; nec vidi quemeumque alium populum qui tautum lœtaretur de adventu tani nobilis régis. Et utinam ego essena ita felix , dura ego finirem dies meos , quod ego possem inhumari in ista terra ! » Quo audito, prœfatus dominus archiepiscopus dixit : « O Johanna , in quo loco habetis vos spem moriendi ? » Ad quod respondit : « Ubi placebit Deo ! quia ego non sum secura, neque de tempore, neque de loco, amplius quam vosscilis ;

et utinam placeret Deo , creatori meo , quod ego nunc recederem, dimittendo arma, et irem ad serviendum patri et matri, in custodiendo oves ipsorum , cum sorore et fratribus meis, qui multum gauderent videre me ! » — Ces paroles , qui décèlent une profonde tristesse , ne sauraient être invoquées par ceux qui prétendent que Jeanne avait été retenue malgré elle à l'armée. Elle avait déjà donné de vifs regrets à sa famille et à sou village en d'autres circonstances, et notamment avant Jargeau, à une époque où sa volonté ne pouvait être douteuse. Il est vrai que Fauteur du Journal du siège, postérieur à Dunois de quelques années, ajoute à la réponse de Jeanne, qu'il reproduit d'ailleurs assez fidèlement, cette phrase : « J'ay accompli ce que Messire me avoit commandé, qui estoit lever le siège d'Orléans et faire sacrer le roy; je vouldraye qu'il luy pleust me faire remener à mon père, etc.. » Telle est l'unique citation sur laquelle s'appuie l'opinion commune, qui explique les mauvais succès à venir par la cessation de l'intervention divine , et non par les fautes du roi et de ses favoris. Cette explication convient aux courtisans , mais non pas à l'historien.

( ao ) T. H!. Procès de réhabilita Déposition de Pasquerel, p. 104. Cum parvis pueris Mendicantium recipiebat sacrameutum eucharistiae.

(*') T. UL Procès de rèhabilit. Déposition de Dunois, p. 14. Congregabat rcligiosos mendicantes, qui sequebantur exercitum régis, et, illa hora, se ponebat in oratione, et faciebat decantari per illos fratres mendicantes unam antiphonam de beata virgine matre Dei.

( 2a ) T. IV. Chroniques. Perceval de Cagny, p. 24.

i* 3 ) T. IV. Chroniques. Clément de Feiuquemberque , p. 451-455. Il s'agit ici du traité de Troyes.

(**) T. IV. Chroniques. Clément de Fauquemberque ,

T. IV. CHRONIQUES. Le Bourgeois de Paris, p. 4<i3,

ÎHÎ CHAPITRE VI.

I.a première sepmaine de septembre Tan mil quatre cens vingtneuf, les quarteniers, chascun en son endroit, commencèrent à fortiffîer Paris aux portes de boulevarts , ès maisons qui estaient sur les murs, affuster canons et queues ( tonnes ) pleines de pierres , redresser les fossés dehors la ville , et faire barrières dehors la ville et dedans.

(* 6 ) r. IV. Chroniques. Percevalde Cagny, p. 25. Pource que le roy n'estoit venu audit lieu de Saint-Denys , pour message que la Pucelle ne le duc d'Alençon lui eussent envoyé, ledit d'Alençon ala devers lui le 1 er jour de septembre ensuivant, et lui fut dit que, le 2 e jour dudit mois, le roy partiroit; et ledit d'Alençon revint à la compaignie , et , pour ce que le roy ne venoit point, le duc d'Alençon retourna devers lui le lundi, 5 e jour ensuivant.

( 2 7) T. I. Procès de condamn. 2 e interrog., p. 57. Ulterius dicta Johanna confessa fuit quod vox dixit ei quod maneret apud villam Sancti-Dionysii in Francia; ipsaque Johanna ibi manere volebat; sed, contra ipsius voluntatem, Domini eduxerunt eam. Si tamennon fuisset Iacsa, non inde recessisset ; et fuit laesa in fossatis parisiensibus , cum de dicta villa Sancti-Dionysii illuc perrexisset ; sed in quinque diebus sanata exstitit.

(* 8 ) T. IV. Chroniques. Perceval de Cagny , p. 20-27; — le Journal du siège, p. 197-199; — Monslrelet, ch. LA A , p. 391-394; — Clément de Fauquemberque , p. 45G-458; — le Bourgeois de Paris, p. 464-466.

( a 9) T. IV. Chroniques. Percevalde Cagny, p. 27.

( 3o ) T. IV. Chroniques. Journal du siège, p. 200. Et certes aucuns dirent depuis que, se les choses se feussent bien conduites, qu'il y avoit bien grant apparence qu elle en fust venue à son vouloir ; car plusieurs notables personnes estans lors dedans Paris, lesquelz congnoissoient le roy Charles septiesme de ce nom estre leur souverain seigneur et le vray héritier du royaume

de France... se feussentmis et reduizen sou obéissance , et luv oussent faict pleinière ouverture de sa principalle cité de Paris. clément de Fauquemberque , p. 458. La Pucelle et les capitaines s'attendoient de plus grever Paris par la commecion(des gens du peuple) que par assault ou force d'armes; car, se, pour chascun homme qu'ilz avoient lors, ilz en eussent eu quatre ou plus aussi bien armez qu'ils estoient, ilz n'eussent mie pris la dicte ville de Paris par assault ne par siège...

T. IV. Chroniques. Perceval de Cagny, p. 28. — Jean Chartier et Monstrelet placent la soumission de Montmorency avant l'assaut du 8 septembre ; mais l'autorité de Perceval doit l'emporter sur l'autorité des deux chroniqueurs.

( 3a ) T. IV. Chbomqces. Perceval de Cagny, p. 28-29. Confirmé par les autres chroniques.

(») T. IV. Jean CJiartier, p. 88.

( 3 ^) Selon Jean Chartier {t. IV, p. 93), Tépée de Fierbois se brisa entre les mains de Jeanne, qui poursuivait des Biles diffamées, peu de tempsaprès la bataille de Patay . — Selon Louis de Contes {t. III, p. 73), le fait arriva à Château-Thierry, et , selon le duc d\4lençon ( t. III, p. 99 ), seulement à Saint- Denis. Les deux témoins et le chroniqueur sont d'accord sur le fait et sur les circonstances; ils ne sont en opposition que sur le lieu. Cette opposition ne nous paraît pas de nature à justifier le doute de l'historien. Nous croyons qu'en effet Pipée a été brisée. La déposition de Jeanne elle.-méme sur ce point ( /, p. 77) n'est pas claire : elle dit n'avoir porté Cépée de Fierbois que jusqu'à Lagny; elle n'affirme pas qu'alors cette arme précieuse ait été perdue. On conçoit qu'il lui ait répugné de rappeler un acte d'emportement, que peut-être sa conscience lui avait plusieurs fois reproché.

(») T. IV. Chroniques. Jean Chartier, p. 88; — Journal du siège, p. 196 , 200-201 ; — T. V. Extrait dun mémoire a consulter sur Guillaume de Flavy, p. 174.

(*) T. IV. Chroniques. Perceval de Cagny , p. 29.

( 3 ) r. /r. Chboniques. Journal du siège, p. 201. Confirmé par les autres chroniques. .

(*) T. /f. Chboniques. Le hérault Berry , p. 48. Le roy tint à Gien , cuidant avoir accord avec le duc de Bourgongne ; lequel duc luy avoit mandé qu'il luy feroit avoir Paris , par le sire de Charny , qui en avoit apporté les nouvelles , et qu'il viendrait à Paris pour parler à ceulx qui tenoient son party. Et, pour ceste cause, le roy luy envoya son sauf-conduit pour venir à Paris; mais , quant il fut à Paris, le duc de Betheford et luy firent leurs alliances plus fort que devant n'avoient fait, a rencontre du roy. Et s'en retourna ledit duc, à tout son sauf conduit, par les pays de l'obéissance du roy, en ses pays do Picardie et de Flandre.

( 5 ) T. IV. ChroiMQUES. Perceval de Cagny , p. 29-30,

(<>) T. I. Procès de condamn., p. 106 109; 6 e interrog. Interroguée s'elle eongneust point de Katherine de la Rochelle , ou s'elle l'avoit veue, respond « que ouil à Jargueau et à Montfaucon en Berry , etc. » — Nous reproduisons , dans le récit, le sens et quelquefois la*lettre de la déposition de Jeanne. . . . Toutes voies frère Richart vouloit que on la mist en œuvre ; et ont esté très mal contens d'elle ledit frère Richart et ladicte Katherine. — P. 215... Dicta Johanna jactavit se pluries habere duos consiliarios quos ipsa vocat consiliarios Fontis, qui venerunt ad eam postquam capta est , prout repertum est per confessionem Katharinae de Rbpella, factam coram officiali Parisiensi.

(7) T. III. Procès de réhabilit. Déposition de la Touroulde, p. 86. Regeappropinquante, regina ivit régi obviam apud villam de Selles en Berry, et ipsa loquens cum eadem; et, duni regina irct régi obviam , praevenit ipsa Johanna, quai salutavit reginam.

(«) T. III. Procès de réhabilit. Déposition de la Tonroulde y p. 86, 87. Stetit (Johanna) in eadem domo per spatium trium septimanarum , cubando, bibendo et comedendo. Kt quasi quotidic ipsa loquens cubabat cum eadem... et pluries requisivit loquentem de eundo ad matutinas ; ipsa enim loquens, ad ipsius instantiam, pluries ivit et eam duxit.... Quum Johannœ diceretur quod ipsa non dubitabat ire ad insultus, quia ipsa sciebat quod non cœderetur, ipsa respondebat « quod non habebat aiiquam securitatem amplius quam cœteri armati.... » Et recordatur ipsa loquens quod plures mulieres \ eniebant ad domum loquentis , dum ipsa Johanna in eadem morabatur ; et apportabant Patenostres et alia signacula , ut ipsa tangeret ea; de quo ipsa Johanna ridebat, eidem loquenti dicendo : « ïangatis vosmet, quia ita bona erunt ex tactu vestro sieut ex meo »

(î>) T. // '. Chroniques. Le hèrault Berry , p. 48. Le sire de La Trimoille envoya Jeanne avec son frère le sire de Le-

bret , au plus fort de l'iver, et le mareschal de Boussac , à bien pou de gens, devant la ville de la Charité, et là furent environ ung mois. — Jean Chartier, p. 90. — T. L Procès de cowdamn,, interrog. du 13 mars, dans la prison, p. 147. Iuterroguée aussi d'aler devant la Charité s'elle eust révélation, respond « que non; mais parla requestc des gens d'armes, ainsi comme autrefois elle a dit. »

0°) T. III. Procès de réhabiiit. Déposition de la Touroulde, p. 85. Quo tempore , erat in hoc regno et in partibus régi obedientibus tanta calamitas et pecuniarum penuria quod erat pietas. Et hoc sdt loquens , quia ejus maritus erat tune temporis receptor generalis , qui illo tempore , nec de pecunia régis, nec de sua, habebat nisi quatuor scuta.

(") T. F. Lettres, actes, etc., p. 146. Note de diverses provisions de guerre, fournies parla ville de Clermont-Ferrand, à ktrequétede la Pucelle, 7 novembre 1429. — P. 147. Lettre de la Pucelle aux habitants de Riom , 9 novembre 1429.

— P. 148. Lettre du sire d'Albret aux mêmes, même date.

— Extraits des livres de comptes , p. 268. Dépenses faites par la ville d'Orléans pour le siège de la Charité. — Supplément aux pièces et extraits, p. 356. Contribution de la ville de Bourges pour le siège de la Charité, 24 novembre 1429.

(») T. ///. Procès de réhabiiit. Déposition de Jean oVAulon, p. 217. Ilfutadvisé parle conseil, estantlorsàMehunsur Yèvre, qu'il estoit très nécessaire recouvrer la ville de la Chérité ; mais quil falloit avant prendre la ville de Saint-Pierre-le-Moustier... obstant le grand nombre de gens d'armes estans en la dicte ville, la grant force d'icelle, et aussi la grant résistence que ceulx de dedans faisoient, furent contrains et forciés lesdits François eulx retraire, pour les causes dessus dictes. — Persistance de la Pucelle que les anges semblent soutenir.... Et lors élit* s'escria à haulte voix et dist : « Aux fagotz et aux cloies tout le monde, afïin de faire le pont! » Lequel, incontinent après,

ts

f ut fait et dressé. De laquelle chose iceluy desposant fut tout émerveillé; car incontinent ladicte ville fut prinse d'assault, sans y trouver pour lors trop grant résistence.

( ,3 ) T. III. Procès de réhabilit. Déposition de Réginald Thierry, p. 23. Additquod ipse vidit quod, quando villa Saucti- Petri monasterii fuit capta per insultum, ubi ipsa erat , armati voluerunt facere violentiam in ccclesia , et rapere Sacra et alia boua ibi recondita ; sed ipsa Johanna viriliter prohibuit et défendit , nec unquam passa est quod aliquid ibidem raperetur.

(«4) t. IV. Chroniques. Perceval de Cagny , p. 31. Et tantost après ce, elle mist le siège devant la Charité. Et, quant elle y ot esté une espasse de temps, pource que le roy ne list finauce de lui envoyer vivres ne argent pour entretenir sa compaiguie, luy convint lever son siège et s en départir à grant déplaisance. — Le Hérault Berry, p. 49 ; — Jean Chartier, p.dl.

( ,f> ) T. V. Lettres, actes, etc., p. 150. Anoblissement de Jeanne d'Arc et de safamille; Mehun-sur-Yèvre, décembre 1429

( ,6 ) T. I. Procès de condamn., interrog. du 10 mars, dam la prison, p. 117. Interroguée s'elle n'avoit point escu et armes, respond « qu'elle n'en eust oneques point; mais son roy donna à ses frères armes, c'est assavoir, ung escu dasur, deux fleurs de liz d'or et une espée parmy. Dit que ce fut donne par sou roy à ses frères , à la plaisance d'eulx , sans la requeste d'elle, et sans révélacion. » — T. V. Lettres, actes, etc., p. 227. Permission à la branche cadette de la famille du Lys de reprendre les armoiries de la Pucelle, armoiries blasonnées d'un escu d'azur, à deux fleurs de lis d'or et une espée d'argent à la garde dorée, la pointe en haut , férue en une couronne d'or.

( f :) T. I. Procès de condamn., interrog. du 10 mars, dans la prison, p. 118. Respond « qu'elle ne demandoit rien à son roy, fors bonnes armes, bons chevaulx et de i'argent à paier ses gens de son ostel ; quex ou xn mille qu'elle a vaillant n'est pas grant trésor à mener la guerre, et que c'est pou de chose ;

et tlit que ce qu'elle a, c'est de l'argent propre de son roy. »

(•*) T. Ut. Procès de réhabilit. Déposition de la Touroulde ,p.S7. Erat ipsa Johanna multum larga in elecniosynis, er libentissime subveniebat indigentibus et pauperibus, dicens quod erat missa pro consolatione pauperum et indigentium.

(«9) T. y. Lettrfs, actes, etc. Extraits des livres de comptes, janvier 1430, p. 270. Pour achat de six chappons, neuf perdrix , treize congnins et ung fesan présentez à la Pucelle le 1 9* jour de janvier. . . pour 52 pintes de vin. . . pour ung pourpoint baillié au frère de la Pucelle, etc.

(*») T. V. Lettres, actes, etc., p. 159. Lettre de la Pucelle aux habitants de Reims, 1G mars 1430, Sully. — Autre lettre aux mêmes, Sully, 28 mars, p. 161 .

T. IV. ChrOx\iques. Perceval de Cagny , p. 30.

(**) T. 111. Procès de réhabilit. Déposition de Pasquerel, p. 112. Ipsa Johanna pluries dixit eidem loquenti quod, si t'ont ingcret eam vitam finire, quod dominus rex faceret lieri wppcllas, ad deprecandum Altissimum pro salute animaruin Hlorum qui obierant in guerra pro defensione regni.

(* 3 ) T. IF. Chroniques. Perceval de Cagny, p. 32. La Pucelle, très mal contente, trouva manière de soy départir d'avecque le roy et son conseil , et , sans le sceu du roy ne prendre congé de luy. Elle ûst semblant d'aler en aucun csbat, et, sans retourner, s'en ala à la ville de Lagny-sur-Marno,. pource que ceulx de la place fesoient bonne guerre aux Anglois de Paris et ailleurs.

T. V. Lettres, actes, etc., p. 162. Edit contre les. capitaines et soldats anglais, qui refusaient de passer en France par crainte de la Pucelle, 3 mai 1430. — P. 192. / Edit contre les sujets anglais qui désert aiènt par crainte de la Pucelle , 12 septembre 1530. ( Pacta f aider a de Rymer, t. X, p. 459 el 472.)

(* 5 ) T. iV. Chroniques. Perceval de Cagny , p. 32

(*) T. ir. Chroniques. Enguerrand de Monstrelet, ch. LXXXIV, p. 399. A l'entrée du mois de may, fut rué jus et prins uug vaillant homme d'armes nommé Franquet d'Arras, tenant le parti du duc de Bourgongne... Et meysmement ladicte Pucelle fist trenchier la teste à yceluy Franquet, qui fut grandement plaint de cheulx de son party , pour tant qu'en armes il estoit homme de vaillante conduite. — Georges Chastellain , p. 443. Franquet Onablement fut pris et toutes ses gens mors la pluspart et desconfis; et luy même prisonnier, fut décapite après, par la crudélité de ceste femme, qui désiroit sa mort ; dont plainte assez fut faite en son party, car vaillant homme estoit, et bon guerroyeur.

(':) T. /. Procès decondamn., interrog. du 14 mars, dans la prison y p. 158. Jeanne respond « qu'elle fut consentante de le faire mourir, se il l'avoit desservi , pource que il confessa estre murdrier, larron et traictre. Et dît que son procès dura xv jours , et en fut juge le baitlif de Senlis; et lui dit le dit baillif qu'elle vouloit faire grant tort à la justice de délivrer cclluy Franquet. *»

(* 8 ) T. V. Lettres actes, Etc., p. 173. Extrait d'un mémoire à considter sur Guillaume de Flavy , document jusqu'à ce jour inédit, d'où nous tirons sur la situation de Compiègne des détails tout à fait ignorés.

T. IV. Chroniques. Perceval de Cagny, p. 32; — Engneirand de Monstrelet, ch. LX XXIII, p. 399; — Georges Chastellain, p. 441.

( 3u ) T. IV. Chroniques. Perceval de Cagny , p. 33.

( 3l ) T. IV. Chroniques. Georges Chastellain, p. 445, — Lejebvre de Saint-Remy, ch. CL VI II, p. 437 ; — Monstrelet eh. LXXXf l, p. 400 et suiv. , etc.

< 3 *) T. II '. Choniques. Perceval de Cagny t p. 33. Et une

partie d'entre eulx (ennemis) tournèrent droit à la Pucelie en si grant nombre, que bonnement ceulx de sa compaignie ne les peurent soubstenir; et dirent à la Pucelie : « Metez paiue de recouvrer * la ville, ou vous et nous suymes perdus ! » Quant elle les ouyt ainssi parler, très marrie leur dist : « Taisez vous î « il ne tendra que à vous que ilz ne soient desconfîz ; ne peneez « que de férir sur eulx. »

( 33 ) T. ir. Chroniques. Georges Chastellain, p. 440

( 3 ^) T. IV. Chroniques. Perceval de Cagny, p. 34; — Georges Chastellain, p. 447 , etc.

( 35 ) T. IV. Chroniques. Le Miroir des femmes vertueuse*, p. 272. — Là se trouve l'histoire populaire de la Pucelie. 1 a prétendue trahison dont Jeanne a été victime à Compiègne y est mentionnée pour la première fois.

( i6 ) T. IV. Chroniques. Georges Chastellain, p. 447. Lors dist on au duc de Bourgongne Tacquest qui avoit esl« fait , et comment la Pucelie estoit prisonnière, aveuques auleuns aultres capitaines; dont, qui moult en fut joyeulx? Ce fut il. Et ala la veoir et visiter, et eut aveuques elle aulcuns langages, qui ne sont pas venus jusques à moy ; puis, la lessa là, et la mist en la garde de messire Jehan de Lucembourg, lequel l'emoya en son chastei de Beaurevoir, où longtemps demora prisonnière. — T. V. Lettres, actes, etc Lettre du duc aux habitants de Saint-Quentin y p. 166.

( 3 7) T. IV. Chroniques. Clément de Fauquemberque , p. 458, — et le Bourgeois de Paris, p. 467.

(38) t. IV. Chroniques. Monstrelet, c.LXXXn, p. 4iv2 Cheulx de la partie de Bourgongne et les Angloix furenl niouii joyeulx (de cette prinse), plus que d'avoir prins cincq cens combatans; car ils ne cremoient, ne redoubtoient nul capital ne ne aultre chief de guerre , tant comme ilz avoient tous jours tait, jusques à che présent jour, ycelle Pucelie. — T. / . Lettrks. actes, etc., p. 168. Analyse (Tune lettre du chancelier <A

NOTKS

France aux habitants de Reims , sur la prise de la Pueelle 9

23 mai 1430 (extraite des mémoires de Jean Rogier) Il

donne advis de la prise de Jeanne la Pueelle devant Compiègne, et comme elle faisoit tout à son plaisir... Il mande aux habitants de Reims qu'il estoit venu vers le roy ung jeune pastour, gardeur de brebys des montaignes du Gévaudan , en l'évesché de Mande , lequel disoit ne plus ne moings que avoît faict Jehanne la Pueelle. Interrogé sur la prise de Jeanne, le pastour respondit : que Dieu avoit souffert prendre la Pueelle, pour ce qu'el s' estoit constitué en orgueil, et pour les riches habit z qu'el avoit pris ; et qu'el n'avoit faict ce que Dieu luu avoit commandé, ains avoit faict sa volonté.

( J f) T. IV, Chroniques. Perceval de Caqmj , p. 34. Messire Jean de Lucemboure la fist tenir en son logis ni ou un jours, et, après ce, il demoura au siège devant laditte ville, et fist mener la Pueelle en ung chastel nommé Beaulieu en Vermendois. — Monstrelet y c, LXXXl I , p. 402. Jehan de Luxembourg Tenvoia soubzbon conduit ou chasteau de Biaulieu.

(•*") T. 1. Procès de condamn., interrog. du 15 mars, dans la prison y p. 1G3. Qu'elle dist la manière comme elle cuida eschapper du Chastel de Beaulieu , entre deux pièces de boys ? Respond « qu'elle ne fut oneques prisonnière en lieu qu'elle ne se eschappat voulentiers ; et, elle estant en krelluy Chastel eust conformé ses gardes dedans la tour, n'eust été le portier qui la advisa, et la recontra. >»

(•*') T. IV. Chbomques. Perceval de Cagny, p. 34. Lors de sa prise chacun lui disant : « Rendez-vous à moy et baillez la foy ! » elle respondit : « Je a-y juré et baillé ma foy à autre que à vous, et je luy en tendray mon serement. »

00 T. 1. Procès de condamn., 6 e interrog., p. 1 10. Respond « qu'elle fut à Beaurevoir quatre mois ou environ. » — T. II. Procès de réhabilit. Déposition de Guill. Manchon, p. 296. Fuit dueta ad castrum de Beaurevoir, et ibidem detenta per

tresmenses. — Or elle quitte Beaurevoir en novembre ; elle dut donc y arriver vers le mois de juillet. — T. IV, Chroniques. Chastettain.p. 447 ; — Monstrelet, ch. LXXXVI , p. 402.

(43) T. I. Procès decondamn., interrog. du 15 mars, dans ta prison, p. 150. Respond « qu'clle^avoit ouy dire que ceulx de Compiègne , tous, jusques à l'Age de vu ans, dévoient estre mis à feu et à sanc , et qu'elle aymoit mieulx mourir que vivre après une telle destruction de bonnes gens. »

(44) T. IV. Chroniques. Perceval de Cagny, p. 35. — Dans ce récit le chroniqueur confond Beaulieu avec Beaurevoir.

( 45 ) T. I. Procès de condamn., 6 e interrog., p. 95. Elle dit « que la damoiselle de Luxembourg et la dame de Beaurevoir luy offrirent abit de femme ou drap à le faire, et lui requirent qu'elle le portast; et elle respoudit qu'elle n'en avoit pas le congîé de Nostre Seigneur, et qu'il n'estoit pas encore temps... Que s'elle le deust avoir fait, elle l'eust plus tost fait à la requeste de ces deux dames que d'autres dames qui soient en France, exceptée sa royne. »

0 6 ) T. IV. Chroniques. Journal du siège, p. 190. Environ ces jours, alèrent certains seigneurs Françoys dedans la cité de Beauvoys, dont estoit évesque et conte maistre Pierre Cauchon , fort enclin au party angloîs , combien qu'il fust natif d'entour Reims. Mais , ce nonobstant , ceulx de la cité se mirent en la pleine obéyssance du roy.... et doimèrent congié à tous ceulx qui ne vouldroyent demourer en celle obéyssance , et les en laissèrent aler paisiblement et emporter leurs biens.

(^7) Proceedings and ordinances of the privy council of Kngland; ouvrage publié par sir Harris Nicolas; London, 1835. T. IV, p. 10. Délibération du 15 décembre 1429. Item concordatum est quod fiant litterae sub privato sigillo, directe domino summo Pontiûci, pro translatione domini Pétri Cauchon , episcopi Belvacensis ad ecclesiam metropoliticam Bothomagensem, cui prseerat nuper dominus, etc

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