‹ Vie de JésusChapitre 71 sur 102 · RETOUR DRS APÔTRES · texte numérisé non relu

RETOUR DRS APÔTRES

Les disciples ne tardèrent pas à reyenir de lear expédition missionnaire \ C'était aux approches delaPâqae; il y avait près d'un an que Jésus n'était pas sorti de I4 Galilée. Il était dans ce moment entouré d'une foule nombreuse qui réclamait ses instructions ou le secours de sa puissance miraculeuse. L'affhience était augmentée par des groupes de voyageurs qui commençaient à se rendre à la fête. Jésus, n'ayant pas l'intention de monter encore à Jérusalem, voulut profiter du temps qui hii restait pour s'entretenir avec ses disciples sur l'œuTre qu'ils venaient de faire, afin de leur donner pour l'avenir les instructions, les directions ou les conseils dont ils avaient besoin. — Pour ne pas être à chaque instant dérangé par la foule, il se retira donc avec eux vers la rive orien** taie, à l'extrémité du lac, sur une montagne des ravirons de Bethsaïde Juliade*; Mais le peuple s'aperçut bient6l de son absence et ne tarda pas à le rejoindre '.

C'est dans cet endroit que ûit accompli un des actes les plus merveilleux de la puissance de Jésus«-Christ, un

» Hafc VI, 80; Ltic IX, 10.

* Luc IX, 10. CTétait un boui^ qui ftit omboUi et étové au rang do Tille par le tétrarque Philippe, et appelé /ti/ia« en mémoire de la ÛUe de remporour. Voy. JosAnif, Arch,^ liv. XVm, oh. n^g I4 Le ilot Biihnidà signifiant seulement un lieu de pèche ^ on ne doit pas être étonné de voir sur le même lac deux endroits appelés de ce nom. Voy. HobUuOR , Paiestina, t. UI, part, u, p. 566.

* Diaprés Tévangile de Jean , on pourrait se représenter la chose dé cette manière : Après être resté la plus grande partie du Jour àteo la foule sur la rive occidentale, Jésus passe à Tautre bord. Et quand il voit le peuple le suivre dans ce lieu désert, sans avoir pris de nourriture depuis le matin, il est inquiet à leur si^et. Les synoptiques auf aient alors tn^ rapproché et confondu les divers événements qui se sont passés sur Tune et sur Tautro rivo.

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fait où ae montra au plus haut degré Bon activité créa*» trice et où rélémant nature) ^ sana étne GomfdétaaiMt dé» truity dûq^aratt presque devant l'élément surnaturel ^

Plua le miracle nous paraît extraordinaire et plus il est permis de se demander si Ton ne doit pas distinguer entre le fait et Tappréciation subjective des narrateurs. U y a une théorie qui efCs^oe complètement le miracle BUttériel et y substitue un acte de la puissance spirituelle de Jésus» C'est, ditHon» l'exemple de Jésus-Christ qui opère cette nterveillei il partage lui-même ce qu'il a j aussitôt tous les assistants pourtus de vivres s'empres* sent de l'imiter ; chacim donne à ceux qui en tnanquent| et la charité de Chfist, se communiquant aux autres^ est la cause que tous sont rasdasiési Les narrateur^ ont eu raison de voir dans ce fait un miracle^ mais c'est un miracle de l'esprit de Ghristi et ils ont matérialisé ce qui était spirituel* Négligeant le terme moyen, à savoir l'é-* kn produit par Jésus, ils ont transformé la puissance exercée sur les âmes en Une puissance exercée immédiat tement sur la nature*

0 est CMiainement possible quô la tradition ait été conduite de cette manière à revêtir certains faits d'un caractère miraculeuit^ et le moyen âge pourrait nous en fournir des temples. Mais dans le cas présent cette théorie est inadmiêsible ; elle est inccmciliable avec les

Meta YI, i ; Luc IX, 10; Marc YI, 80 ; Mâttb. XIY, 18. Yoy., Mf \H rapports entre l'élément surnaturel et Télément naturel, t. I, p. 196 einiv.

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