‹ Vie de JésusChapitre 94 sur 102 · AVEC SES DISCIPLES · texte numérisé non relu

AVEC SES DISCIPLES

que pas ce qu^il eatend par cette venue, parce qu^ils n'étaient pas encore en état de le comprendre. Seulement , pour écarter les malentendus, il va, par de nouvelles déclarations, leur fournir l'occasion de le questionner.

a Vous savez pourtant où je vais, leur dit-il, et vous n connaissez le chemin. » Mais le messianisme juif obscurcissait encore l'esprit des disciples, et Thomas, le plus embarrassé de tous dans les idées charnelles, s'écrie aussitôt : « Seigneur, nous ne savons pas où tu vas et <c comment pouvons-nous connaître le chemin?* » Mais Thomas renversait l'ordre des idées. C'était le chemin qu'il fallait d'abord connaître pour connaître le but. — En reconnaissant Jésus comme celui par qui Dieu se révèle aux hommes on apprenait à connaître tout le reste, — Jésus se présente lui-même, non pas seulement comme le conducteur, mais comme le chemin et en même temps comme la vérité et la vie. Ces trois qualifications se lient étroitement l'une à l'autre. Jésus est le chemin, c'^t-à-dire qu'il est, par sa nature même, la vérité, la vérité nécessaire à l'homme, la vérité qui est la source de la vie. Il est la révélation personnelle de la vérité divine. C'est par lui que les hommes reçoivent la vérité qui leur donne la vie dans la communion avec Dieu. Qui le connaît connaît le Père; et depuis le temps qu'ils sont avec lui les disciples auraient du moins pu

1 Ce trait est en parfaite barmonie avec ce que nous coonaissous dVilleurs du caractère de Thomas. Ce rapprochement si naturel, et qui n*est évidemment pas le résultat d'uu calcul, est une nouvelle preuve de la Hdélilé historique de TEvangile.

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recoBoaitre en lui la rétélation du Père eékste^ Mail eea roots « voir le Père d ne réveillent en em que la pensée d'une théophaaie. « Seigneur, montre-nous le Père et « cela nous suffit. — Comment n'a»*tat fias encore eom- <c pris^ répond Jésus, que je suie un atrec le Père^ que «i celui qui me considère àTèc les yeux de Vespnty voit <x dans ma rie^ dant inee parèles et dans mes (Buvres k a révélation de DienI v Mais cette révéhrtioix ne devait pas rester ^vement extérieure; par la foi les ëpMre» devaient devenir à leur tour des ctganes dd TEspr^ der Christ et continuer son œuvre en révflint eut-mêtnes Dieu dans le«^ vie. <r Gdm qui croit éû moi fera aussi <c les œuvres que je fais ; il en fera mâme de pltîs gran- <x <les^ »Et la radson de cela, c'est précisément Févénement qui cause aiqonrd'faui ladouteiir dés a|i6trèSy c'est le départ de Jésus. C'est parce que Jédtis s'en va vers le Père que désormais sa puissance divine ne ^ra pins renfermée dans les bernes étroites d'une perjkmnélité Iràroaine, et qu'elle se répandra abondamment sur chacun d'eux. Et cette puissanos sera celle du Christ glorifié, et par conséquent die leur dennera de faire des œuvres plus grandes encore que celles qtie hil-méme a faites : Tout dépend donc de leur communion spirituelle avec le Maître, Jusqu'à présent, dans tons leurs besoins, ils se sont reposés sur lui ; maintenant qti'il va les quitter ib ne doivent pas cesser d'avoir confiance, mais s'adres-

^ Voy. plas haut pages 59 et 85S. Ck)inparez les excellentes observations de Kling (^Studien und Kritiken^ iSStf, n. t p. 684.]f

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ser en ion imnh au Père céleste. Son déport ya les mettre dans un rapport personnel et direct avec Dieu. Et tout ce qu'ils demanderont au Père en son nom^ Jésus l'accomplira, afin que le Père soii glorifié dans le Fils, c'est"» ànHre par ce qM le Fils opérera dand le monde pour la gloire du Père. — • Mais tout cela ne peat être obtenu qu'à une condition : Il faut que les disciples prourent leur amour pour lésus en accomplissant ses commandements. Alors ils recevront aussi de Dieu un autre guide à la place de celui qui ta leur être enlevé, un guidé qiii demeurera toujours avec eut. Ce guide c'est l'Esprit- Saint, qui est appelé l'Esprit de vérité parce que lui seul donne l'intelligence de la vérité, et que pour le recevoir il faut croire à la vérité. C'est l'Bsprit qui procède de là vérité et duquel la vérité procède. Le monde ne peut te recevoir, parce qu'il n'a anrane affinité pour lui, mais eux le connaîtront de h vraie manière, par une expérience intime et vivante. Or, ta venue de cet Esprit n'est pas autre chose que la vie spirîitiene de Jésus lui-même.

< Je ne vous laiaserû point orphelins, je viendrai à

< vous. » Et ce qu'il avait d'alxMrd dit de lui-même il le dit maintesant de l'Esprit. « Encore un peu de temps « et le monde ne me verra plus, mais vous me verrez, a parce que je vis et que vous vivez, parce que ma vie « se révélera à ceux qui vivent. » Lorsque Jésus aura disparu, le monde, étranger à la vie divine, le tiendra pour mcM't et ne connaîtra rien du Christ vivant ; mais ceux dont le cœur est ouvert aux choses invisibles.

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